Une opération coordonnée entre plusieurs unités de police a permis de démanteler partiellement un réseau criminel présumé responsable de plusieurs cambriolages dans les régions de Louga, Tivaouane, Thiès et Touba. La Brigade d’intervention polyvalente (BIP), la Direction de la police judiciaire (DPJ) et la Direction de la sécurité publique (DSP) ont collaboré pour neutraliser ce groupe, dont les activités s’étendent sur plusieurs localités du pays.
Un marabout interpellé et des aveux partiels
Le 4 juillet 2026, les forces de l’ordre ont interpellé Seydi Diallo, un marabout domicilié à Tivaouane, alors qu’il tentait de vendre un véhicule pick-up de marque Ford. Conduit au commissariat de Louga, il a d’abord nié toute implication dans les faits qui lui étaient reprochés, notamment dans le cambriolage d’un point Wave à Louga dans la nuit du 29 au 30 juin. Cependant, confronté aux preuves techniques et aux réquisitions, il a finalement reconnu sa participation à cet acte, ainsi qu’à d’autres cambriolages commis à Ndiassane et Tivaouane les nuits précédentes.
Lors de son audition, Seydi Diallo a identifié plusieurs complices, dont certains ne lui étaient connus que par leurs surnoms. Il a également confirmé que le matériel retrouvé dans le véhicule, comprenant des outils et des équipements, avait été utilisé pour commettre les forfaits. Selon ses déclarations, le groupe aurait été dirigé par une personne présentée comme le cerveau, tandis que d’autres membres auraient joué des rôles spécifiques dans l’organisation des attaques.
Des interpellations ciblées et des dénégations
Les premières investigations ont conduit à l’interpellation de quatre autres individus, dont les noms et domiciles ont été précisés par les enquêteurs. Ces arrestations ont permis de confirmer que les membres présumés du gang étaient établis dans les zones de Louga, Tivaouane et Thiès, où la majorité des opérations ont été menées. Une équipe mixte s’est ensuite rendue à Thiès pour interpeller un suspect cité par Seydi Diallo, avant de le conduire à Louga pour les besoins de l’enquête.
Plusieurs des personnes interpellées ont nié toute implication dans les faits qui leur sont reprochés. Certains ont évoqué des alibis, tandis que d’autres ont reconnu des antécédents judiciaires sans pour autant admettre leur participation aux cambriolages en cours d’instruction. Les confrontations entre suspects et les éléments techniques recueillis ont révélé des contradictions dans leurs déclarations, alimentant les soupçons des enquêteurs.
Des perquisitions et des éléments matériels déterminants
Les perquisitions menées au domicile de certains suspects ont permis de découvrir des objets pouvant être liés aux cambriolages. Parmi ces éléments figurent des armes, des vêtements et des outils, dont certains présentent des similitudes avec ceux portés ou utilisés par les malfaiteurs lors des attaques. Les échanges téléphoniques entre les suspects, notamment ceux survenus à la veille des cambriolages, ont également été analysés pour établir des liens entre les membres du réseau.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer avec précision le rôle de chacun des suspects et d’identifier d’éventuels autres membres du groupe. L’enquête reste ouverte, et les autorités appellent à la prudence dans l’interprétation des éléments recueillis, dans l’attente des conclusions définitives.