Un rapport a mis en lumière des transferts financiers d’environ 25 millions de dollars, réalisés par des sociétés offshore vers plus de trente comptes bancaires américains ouverts au nom de Jennifer Atiku, épouse du candidat à la présidence nigériane.
Montant et destination des flux
Selon l’étude, près de 25 millions de dollars ont été acheminés depuis des entités offshore vers des comptes situés aux États-Unis. Ces comptes, au nombre de plus de trente, ont été créés au nom de Jennifer Atiku, ce qui soulève des interrogations quant à la provenance et à l’usage de ces fonds dans le cadre de la campagne présidentielle d’Atiku Abubakar.
Structures offshore impliquées
Parmi les sociétés identifiées, le rapport cite Guernsey Trust Company Nigeria Ltd., LetsGo Ltd. Inc. et Sima Holding Ltd. comme principales porteuses des transferts. Ces entités, enregistrées hors du Nigeria, ont joué un rôle central dans le mouvement de capitaux vers les comptes américains, illustrant la complexité des réseaux financiers transnationaux utilisés dans le financement politique.
Liens avec d’autres projets financiers
En plus des transferts mentionnés, l’enquête a relevé des millions de dollars supplémentaires associés au développement de l’American University, suggérant que les flux financiers pourraient s’étendre à d’autres initiatives éducatives ou institutionnelles. Le rapport ne précise pas la nature exacte de ces mouvements, mais indique une connexion entre les fonds offshore et des projets de grande envergure.
Contexte politique et juridique
Ces révélations interviennent alors que la candidature d’Atiku à la présidence nigériane se déroule sous le spectre du procès américain contre Siemens, affaire qui a mis en avant des pratiques de corruption et de paiements illicites. Le parallèle entre les deux dossiers alimente le débat public sur la transparence du financement politique au Nigeria et sur les mécanismes de contrôle des capitaux étrangers.
Enjeux pour la campagne d’Atiku
Le dévoilement de ces transferts pourrait influencer la perception des électeurs et des observateurs internationaux quant à la légitimité du financement de la campagne d’Atiku. Bien que le rapport ne conclue pas à une illégalité, il souligne la nécessité d’une enquête approfondie pour déterminer la conformité de ces mouvements de fonds avec les lois nigérianes et les exigences de transparence électorale.