Le député Kaba Diakité a présenté, dans le cadre d’une enquête parlementaire, une liste de baux administratifs dont les loyers mensuels varient de 58 000 à 470 000 FCFA. Ces montants concernent des locaux situés dans les quartiers les plus chers de Dakar, soulevant des questions sur la gestion des dépenses publiques.
Des loyers compris entre 58 000 et 470 000 FCFA dans les zones huppées
Selon le tableau communiqué, le loyer le plus bas, 58 000 FCFA, est payé pour un local aux Almadies. À l’autre extrémité, le cabinet d’avocat Aïssatou Guèye Diagne paie 470 000 FCFA par mois, le montant le plus élevé recensé. D’autres quartiers comme le Fann Résidence, le Plateau, Ngor‑Almadies et le Point E affichent des redevances comprises entre 75 000 FCFA et 375 000 FCFA.
Institutions publiques et particuliers concernés
Parmi les bénéficiaires, la Chambre des notaires du Sénégal verse 75 000 FCFA chaque mois, tandis que le défunt Abdou Aziz était facturé 79 000 FCFA. Le magistrat Pape Oumar Sakho aurait un bail de 375 000 FCFA, et le professeur El Hadji Niang paie 260 000 FCFA. D’autres noms apparaissent, comme Mamadou Lamine Fofana (200 000 FCFA), Bamba Camara (125 000 FCFA) et Sara Isabelle Dieng (106 000 FCFA). Le restaurant Carrefour International, relocalisé après la rénovation du Building administratif, est facturé 176 000 FCFA par mois.
Enjeux de transparence et de maîtrise des coûts
Le député Diakité décrit ces loyers comme « faibles » comparés aux prix du marché immobilier dakarois, mais la publication de ces chiffres alimente le débat sur la pertinence des dépenses locatives de l’État. Les critiques pourraient invoquer une meilleure optimisation des espaces publics ou la négociation de contrats plus avantageux, afin de libérer des ressources pour d’autres priorités budgétaires.
Contexte du marché immobilier dakarois
Les quartiers cités sont parmi les plus recherchés de la capitale, où les prix au mètre carré dépassent largement la moyenne nationale. Ainsi, même un loyer qualifié de « faible » représente une charge importante pour le budget de l’État, d’autant plus que plusieurs de ces locaux sont occupés par des entités publiques ou des personnalités liées à l’administration.