Un drame familial et une communauté sous le choc : le corps sans vie d’un enfant de 4 ans a été retrouvé dans les eaux des « Faro », près du pont de Kantène, en Casamance. La disparition de l’enfant, signalée depuis dimanche soir, s’est soldée par une macabre découverte mercredi 29 juillet, plongeant sa famille et le village dans une douleur inconsolable.
Un drame aux circonstances encore floues
La tragédie s’est produite dans la commune de Niaguis, où un groupe d’enfants jouant près des « Faro » a repéré un corps flottant dans les eaux. Alertés, les habitants ont immédiatement contacté les autorités, conduisant à l’intervention des sapeurs-pompiers et du service d’hygiène pour extraire la dépouille. L’identification du corps a confirmé qu’il s’agissait de B. Traoré, un enfant d’environ 4 ans porté disparu depuis dimanche soir.
Les premières observations ont révélé un état de décomposition avancé, suggérant que le décès remontait à plusieurs jours. Après les formalités d’usage, l’enfant a été inhumé au cimetière de Kantène, marquant la fin d’une quête douloureuse pour sa famille. Pourtant, les causes exactes de sa mort restent à élucider : s’agit-il d’une noyade accidentelle ou d’un autre scénario ?
Une enquête en cours et des questions persistantes
La brigade mixte de Ziguinchor a ouvert une enquête pour reconstituer les derniers moments de l’enfant. Les investigations devront déterminer où et comment il a pu se retrouver dans l’eau, ainsi que les circonstances précises de son décès. Aucune piste n’a été écartée à ce stade, laissant planer un doute sur les conditions de sa disparition.
Ce drame soulève des interrogations plus larges sur la sécurité des enfants dans les zones rurales, où les cours d’eau et les espaces non sécurisés représentent des risques constants. En Casamance, où les « Faro » sont des étendues d’eau omniprésentes, ce type d’accident rappelle l’urgence de renforcer les mesures de prévention et de surveillance pour protéger les plus vulnérables.