La députée Zuwera Mohammed Ibrahimah, membre du comité parlementaire sur la sanitation et les ressources en eau, a déclaré que les interventions récentes ont déjà transformé la situation sanitaire dans plusieurs localités du Sud de Salaga ainsi que dans les régions Volta et Oti, tout en soulignant que le défi reste loin d’être résolu.
Des constats de terrain encourageants
Lors d’une interview avec JoyNews, la parlementaire a indiqué que le suivi de terrain mené par le comité a mis en évidence des améliorations visibles dans plusieurs communautés. Elle a notamment cité son passage à Nkwanta South, où elle a pu constater des changements notables par rapport à la situation observée avant 2025. Ces progrès sont le fruit d’actions conjointes entre les résidents et les autorités locales, qui ont mis en place des projets de gestion des déchets et d’assainissement.
Le rôle central des ménages et des assemblées locales
Selon Zuwera Ibrahimah, la réussite des programmes d’assainissement dépend davantage que du financement public. Elle insiste sur la nécessité d’un changement de comportement au niveau des foyers, affirmant que « la sanitation commence au niveau du ménage, avant de devenir une problématique nationale ». Les assemblées métropolitaines, municipales et de district sont ainsi sollicitées pour piloter les initiatives locales, notamment la collecte des déchets ménagers et la sensibilisation des populations.
Un exercice de suivi national en cours
Le comité parlementaire poursuit son exercice de monitoring à l’échelle du pays, en évaluant les projets d’eau et de sanitation financés par les fonds publics. Cette démarche vise à mesurer l’impact réel des interventions et à identifier les zones où les résultats restent insuffisants. La députée a rappelé que, même après un an et demi d’efforts, « il y aura toujours de la place pour l’amélioration » et que les investissements doivent se poursuivre de façon soutenue.
Perspectives et défis à venir
Malgré les avancées, Zuwera Ibrahimah a souligné que les problèmes d’assainissement demeurent un défi permanent. Elle a appelé les autorités locales, les communautés et les ménages à renforcer leur responsabilité collective afin d’assurer la pérennité des acquis. Le comité prévoit donc de poursuivre ses visites de terrain, d’ajuster les stratégies d’intervention et d’encourager davantage de comportements hygiéniques au quotidien.