Une frappe russe à double impact sur un centre commercial ukrainien a fait seize morts et cent trente blessés, dont quatre disparus encore recherchés. Le président Zelensky dénonce un acte « cynique et méprisable » visant délibérément les secours.
Un bilan humain lourd et des recherches en cours
Le bilan de l’attaque, menée par deux drones russes en succession rapide, s’est alourdi à seize morts après la découverte d’un nouveau corps dans les décombres. Cent trente personnes ont été blessées, tandis que quatre autres restent portées disparues. Les opérations de sauvetage, menées par des équipes venues de sept régions ukrainiennes, pourraient s’étendre sur deux jours supplémentaires en raison de l’ampleur des dégâts et des risques persistants de nouvelles frappes.
Zelensky pointe la barbarie d’une attaque ciblant les secours
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a condamné avec virulence l’attaque, qualifiée de « cynique et méprisable ». Le second drone a en effet visé les équipes d’urgence venues porter assistance aux victimes du premier impact, aggravant la tragédie. Cette méthode, connue sous le nom de « frappe en deux temps », illustre selon Kiev la stratégie russe visant à maximiser les pertes civiles et à paralyser les capacités de réponse.
Escalade des violences aux frontières
Les échanges de tirs se sont intensifiés dans la nuit, avec des attaques ukrainiennes ayant causé la mort d’au moins quatre personnes en Russie, dont deux enfants. Parallèlement, Kyiv a recensé deux décès supplémentaires attribués aux frappes russes. Ces violences surviennent dans un contexte de tensions accrues, où chaque camp cherche à affaiblir l’adversaire par des frappes ciblées, souvent en dehors des zones de front traditionnel.
Une réponse humanitaire et politique sous haute tension
Oleksandr Hanzha, chef de l’administration régionale de Dnipropetrovsk, a confirmé que les opérations de secours se poursuivent malgré les menaces persistantes. « Nous faisons tout pour accélérer les recherches », a-t-il déclaré, tout en soulignant que l’ampleur des destructions et les risques d’autres attaques pourraient prolonger les efforts de plusieurs jours. Cette attaque rappelle l’urgence d’une protection accrue des civils et des infrastructures non militaires dans un conflit où les frontières entre belligérants et civils s’estompent.