En RDC, la rentrée scolaire annulée dans l’est à cause des combats : quelles conséquences pour 100 000 élèves ?

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 110 lectures
En RDC, la rentrée scolaire annulée dans l’est à cause des combats : quelles conséquences pour 100 000 élèves ?

Le gouvernement congolais a décidé de suspendre la rentrée scolaire dans les zones de l’est de la RDC contrôlées par l’AFC/M23, privant des dizaines de milliers d’élèves d’accès à l’éducation. Une mesure d’urgence qui s’ajoute à une crise sécuritaire et humanitaire déjà profonde.

Une décision prise dans l’urgence face à l’insécurité

Alors que la rentrée scolaire était prévue dans quelques jours, les autorités congolaises ont choisi de suspendre les activités académiques dans les territoires sous influence de l’AFC/M23. Cette milice, active dans l’est du pays, a intensifié ses opérations ces derniers mois, rendant impossible la reprise des cours dans des conditions normales. La mesure concerne des centaines d’écoles et menace l’année éducative de plus de 100 000 élèves, selon les estimations locales.

Des répercussions immédiates sur les familles et les enseignants

Pour les parents, cette suspension signifie l’impossibilité d’envoyer leurs enfants à l’école, alors que certains avaient déjà préparé la rentrée. Les enseignants, eux, se retrouvent sans activité professionnelle, aggravant une précarité déjà marquée dans la région. Les associations locales dénoncent un « déni de droit à l’éducation » pour une génération entière, dans une zone où l’accès à l’école était déjà limité par des années de conflit. Les déplacements de population, fréquents depuis le début des hostilités, rendent la situation encore plus complexe.

Un enjeu humanitaire et politique qui dépasse l’éducation

Cette décision s’inscrit dans un contexte où l’est de la RDC est en proie à une instabilité chronique, alimentée par des groupes armés et des tensions intercommunautaires. Les organisations internationales alertent sur le risque d’une « génération perdue », privée d’éducation et exposée à la radicalisation ou au travail forcé. Pour le gouvernement, suspendre les activités académiques pourrait aussi être une stratégie pour éviter des attaques contre les infrastructures scolaires, déjà ciblées par des groupes armés. Reste à savoir si cette mesure sera temporaire ou si elle préfigure une année blanche pour des milliers d’enfants.

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