Les Forces démocratiques alliées (ADF) ont semé la terreur dans cinq villages du territoire de Mambasa, en Ituri, en l’espace d’une semaine, faisant au moins seize morts parmi les civils et plusieurs disparitions, dont des enfants. Face à cette escalade, des voix de la société civile congolaise réclament une intervention militaire renforcée pour mettre fin aux exactions de ce groupe armé, déjà responsable de violations graves des droits humains dans la région.
Une semaine de terreur dans le nord-est de la RDC
Cinq localités du territoire de Mambasa, situé dans la province de l’Ituri, ont été frappées par des attaques attribuées aux ADF entre le 20 et le 27 août 2026. Selon des sources locales, ces raids ont causé la mort d’au moins seize civils, tandis que plusieurs personnes, dont des mineurs, ont été enlevées. Les méthodes employées par les rebelles, souvent ciblées sur les populations civiles, rappellent les pires périodes de violences intercommunautaires qui ont endeuillé la région ces dernières années.
La société civile exige une réponse militaire immédiate
Des acteurs de la société civile congolaise ont interpellé le gouvernement central pour qu’il intensifie les opérations militaires contre les ADF, jugées insuffisantes jusqu’ici. Ces organisations dénoncent l’impunité dont bénéficient les rebelles et soulignent que leur inaction prolongée aggrave la crise humanitaire dans une zone déjà fragilisée par des décennies de conflits. « Les ADF continuent de perpétrer des crimes atroces sans que des mesures concrètes ne soient prises pour les stopper », a déclaré un représentant d’une ONG locale, sous couvert d’anonymat.
Un groupe armé aux méthodes brutales
Les ADF, initialement formées en Ouganda avant de s’implanter en RDC, sont régulièrement accusées de crimes de guerre, incluant des massacres, des enlèvements et des violences sexuelles systématiques. Leur présence dans l’Ituri, où elles exploitent illégalement des ressources naturelles, aggrave les tensions locales et complique les efforts de stabilisation de la région. Les autorités militaires congolaises n’ont pas encore réagi publiquement à ces appels, mais la pression internationale et locale pourrait les contraindre à revoir leur stratégie.