En Ituri, la sécurisation des examens scolaires repose sur un appui militaire international

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 53 lectures
En Ituri, la sécurisation des examens scolaires repose sur un appui militaire international

Face à une insécurité persistante en Ituri, la campagne « Écoles plus sûres » a permis à près de 18 000 élèves de poursuivre leur parcours scolaire dans des conditions protégées. Cette opération, menée conjointement par la MONUSCO et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), souligne les défis majeurs de l'accès à l'éducation dans les zones de conflit.

Un dispositif déployé pour les examens nationaux

Le cœur de cette intervention s'est concentré sur la période des épreuves de l'Examen national de fin d'études primaires (ENAFEP). Entre le 22 et le 25 juin 2026, 14 876 candidats ont pu composer sous la surveillance des forces de sécurité. À cet effectif s'ajoutent environ 3 000 élèves issus des territoires d'Aru, de Mahagi et de Mambasa, portant le total des bénéficiaires du dispositif à près de 18 000 jeunes scolarisés.

Patrouilles et surveillance des axes scolaires

Pour garantir le bon déroulement des activités académiques, la mission onusienne et l'armée nationale ont mis en place un maillage sécuritaire quotidien. Le dispositif repose sur des patrouilles mixtes, à la fois pédestres et motorisées, concentrées autour des établissements scolaires et des zones identifiées comme vulnérables. Les Casques bleus assurent également une surveillance accrue des axes de circulation empruntés par les élèves et le corps enseignant pour limiter les risques d'attaques.

La carence des forces de police locales

L'ampleur de cette mobilisation met en lumière une fragilité structurelle dans le territoire de Djugu, épicentre des opérations. La société civile locale a récemment alerté sur l'absence quasi totale de policiers dans plusieurs villages de la zone. Cette carence sécuritaire oblige les institutions internationales et l'armée à se substituer aux forces de police pour maintenir un service public essentiel comme l'éducation. La dépendance à ce dispositif exceptionnel illustre les difficultés persistantes de l'État à assurer seul la protection des citoyens dans les zones sous influence de groupes armés.

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