En Guinée, l’effondrement meurtrier d’une décharge plonge des familles dans le chaos sans préavis

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 75 lectures
En Guinée, l’effondrement meurtrier d’une décharge plonge des familles dans le chaos sans préavis

Un éboulement meurtrier dans la décharge de Dar-es-Salam, à Conakry, a causé la mort d’au moins 34 personnes et plongé des centaines de familles dans l’urgence humanitaire. Les opérations de « casse » menées par les autorités pour dégager le site ont aggravé la situation, privant les habitants de logements et de moyens de subsistance sans préavis.

Un drame aux conséquences immédiates et brutales

Dans la nuit du 22 au 23 août 2026, l’effondrement partiel de la décharge du quartier de Dar-es-Salam a enseveli des habitations et des commerces sous des tonnes de déchets. Les bilans provisoires font état de 34 morts et de nombreux blessés, tandis que des centaines de personnes se retrouvent sans abri. Les opérations de démolition lancées par les autorités pour sécuriser le périmètre ont pris les habitants de court, les forçant à évacuer en urgence sans possibilité de récupérer leurs biens.

Des familles jetées à la rue sans solution

Les témoignages recueillis dans le quartier révèlent une situation chaotique. Des habitants décrivent des scènes de panique, avec des familles contraintes de dormir dans la rue, leurs logements détruits ou endommagés. « Nos commerces sont détruits, nos ateliers engloutis. On va essayer de reconstruire, refaire une autre vie si Dieu le veut », confie un commerçant. D’autres familles, comme celle d’un père de sept enfants, se retrouvent sans toit ni ressources, dépendant de l’aide extérieure pour survivre. Les risques de dislocation familiale, de divorce ou d’épidémies s’ajoutent aux traumatismes immédiats.

Une gestion de crise contestée par les habitants

Les opérations de « casse » menées sans consultation préalable des riverains sont au cœur des critiques. Les habitants dénoncent l’absence de préavis et l’absence de mesures d’accompagnement. Certains estiment que l’État aurait dû attendre la fin de la saison des pluies, période où les sols sont plus stables, pour engager ces travaux. Les appels à l’aide des victimes restent pour l’instant sans réponse concrète, alors que les besoins en hébergement, nourriture et soins se font pressants.

Un quartier en reconstruction, entre colère et résilience

Alors que les autorités tentent de sécuriser le site, les habitants de Dar-es-Salam doivent faire face à un quotidien bouleversé. Les traces matérielles de la catastrophe pourraient s’effacer avec le temps, mais les séquelles psychologiques et sociales risquent de persister. Entre la colère face à la gestion de la crise et la volonté de se reconstruire, le quartier tente de retrouver un semblant de normalité, malgré l’ampleur des dégâts.

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