La Drees a constaté une perte nette de 2 000 lits d’hospitalisation complète en 2025, soit une diminution de 0,6 % par rapport à l’année précédente, mais le secteur public a ajouté 200 lits, marquant un premier rebond depuis 2013. Cette évolution s’inscrit dans la continuité d’un virage vers des soins ambulatoires et une hausse des places d’hospitalisation partielle.
Bilan global des lits d’hospitalisation complète
En 2025, le nombre total de lits d’hospitalisation complète s’établit à 365 100, une baisse identique à celle observée en 2024 et moins marquée que les reculs de 2023 (-1,2 %) et 2022 (-1,8 %). La réduction provient surtout des lits de court séjour et de psychiatrie, et est entièrement imputable aux établissements privés : 1 700 lits ont disparu dans le secteur privé lucratif et 500 dans le secteur privé non lucratif.
Le premier gain du secteur public depuis 2013
Pour la première fois depuis le début de la série statistique en 2013, les hôpitaux publics ont augmenté leurs capacités de 200 lits. Ce gain, bien que modeste, contraste avec la perte continue du secteur privé et illustre la volonté des pouvoirs publics de soutenir l’offre hospitalière de base.
Expansion des places partielles et de l’hospitalisation à domicile
Parallèlement à la diminution des lits complets, les places d’hospitalisation partielle, qui accueillent plusieurs patients par jour, ont progressé de 3,5 % en 2025 (+3 200 places), portant le total à 94 200. Cette hausse provient principalement des cliniques privées (+1 500 places) et des hôpitaux publics (+1 300 places), avec une contribution moindre du secteur non lucratif (+400 places). L’hospitalisation à domicile (HAD) poursuit également son expansion, enregistrant +5,6 % d’activités en 2025, soit 26 900 patients pris en charge simultanément.
Répartition des établissements et des spécialités
Au 31 décembre 2025, la France comptait 1 328 hôpitaux publics, 649 établissements privés à but non lucratif et 980 cliniques privées. Parmi les services spécifiques, 445 maternités offrent 13 500 lits d’obstétrique (baisse de 2,5 % en un an), 2 800 lits de néonatologie (-1,0 %) et 1 200 lits de soins intensifs (+3,7 %). Près de 770 lits de réanimation néonatale sont également disponibles. Ces chiffres traduisent une réorganisation de l’offre de soins, où la réduction des lits complets s’accompagne d’une diversification des modes de prise en charge, notamment ambulatoire et à domicile.