Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien aux politiques de dépenses publiques massives déployées durant ses deux mandats, malgré une situation budgétaire actuelle qui limite la marge de manœuvre de l'État face à la hausse des prix des carburants. Cette prise de parole intervient dans un contexte de déficit public préoccupant, où le gouvernement se voit contraint de restreindre les aides directes aux consommateurs par rapport à ses partenaires européens.
La défense d'une stratégie de protection économique
Lors d'une intervention télévisée le 24 septembre 2026, Emmanuel Macron a réitéré son absence de regrets concernant la politique du « quoi qu'il en coûte ». Le chef de l'État a rappelé que ces engagements financiers, initiés durant la pandémie de Covid-19 puis prolongés lors de la crise énergétique de 2022-2024, ont permis de protéger les citoyens et les entreprises. Il a souligné que, sur ces périodes, la France avait déployé un soutien financier supérieur à celui de nombreux voisins européens.
La responsabilité de l'opposition dans les blocages budgétaires
Le président a vivement critiqué l'attitude des forces politiques d'opposition. Selon lui, ces dernières ont exigé des dépenses supplémentaires lors des crises passées tout en s'opposant simultanément aux réformes structurelles nécessaires à l'assainissement des finances publiques. Emmanuel Macron a notamment cité la réforme des retraites comme un exemple de mesure indispensable, visant à adapter le pays au vieillissement démographique, qui a été entravée par des blocages politiques persistants.
Un constat sur les réformes structurelles
En comparant la situation française à celle de l'Allemagne, de l'Espagne et de l'Italie, le président a reconnu un retard dans la mise en œuvre des réformes sociales. Il a admis une difficulté à convaincre les acteurs politiques nationaux de la nécessité de ces transformations. Ce constat souligne l'enjeu actuel pour l'exécutif : concilier la gestion d'une crise inflationniste immédiate avec la nécessité de redresser des comptes publics fragilisés par des années de dépenses exceptionnelles et des réformes structurelles jugées tardives.