Élections locales au Sénégal : le mois d'août décisif pour le décret présidentiel

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 44 lectures
Élections locales au Sénégal : le mois d'août décisif pour le décret présidentiel

Le président Bassirou Diomaye Faye dispose d’un délai de quelques semaines pour acter la tenue des élections locales, sous peine de retarder un scrutin crucial pour la gouvernance territoriale.

Un calendrier électoral sous pression

Le décret convoquant le corps électoral pour les élections locales, attendu depuis plusieurs mois, pourrait être signé dans les prochains jours. Selon des sources proches du dossier, le chef de l’État ne dispose plus que du mois d’août pour respecter les délais légaux imposés par le Code électoral. Ces élections, qui doivent se tenir dans les trente jours précédant l’expiration du mandat des maires élus en 2022, sont désormais programmées entre fin décembre 2026 et janvier 2027. Or, le processus électoral doit être lancé au moins cinq mois avant le scrutin, ce qui réduit la marge de manœuvre à une fenêtre temporelle étroite.

Cette situation alimente les débats parmi les acteurs politiques et les observateurs, certains s’interrogeant sur la possibilité de coupler ces élections avec un autre scrutin. Une hypothèse qui soulève des questions institutionnelles et pratiques, notamment en raison de la nouvelle configuration de l’Assemblée nationale.

Dissolution de l’Assemblée nationale : une option encadrée

La Constitution sénégalaise autorise le président à dissoudre l’Assemblée nationale, mais cette prérogative est strictement encadrée. Une dissolution ne peut intervenir avant l’expiration des deux premières années de la législature, une condition qui ne sera remplie qu’en décembre 2026. La 15e législature, installée en décembre 2024, limite donc les marges de manœuvre du pouvoir exécutif dans ce domaine. En attendant, les partis politiques, notamment ceux regroupés au sein du Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) et le Pastef, majoritaire à l’Assemblée, réclament avec insistance la fixation de la date des élections locales. Pour ces formations, ce scrutin représente une élection de mi-mandat, susceptible d’influer sur l’équilibre politique du pays.

La saisine du Conseil constitutionnel par le président de la République pour avis sur le couplage éventuel des scrutins ajoute une dimension supplémentaire à ce dossier. La décision de la haute juridiction, attendue dans les prochains jours, pourrait éclairer les intentions du pouvoir et orienter les stratégies des acteurs politiques en lice.

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