Élections 2026 : les défis économiques majeurs pour le Maroc

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 62 lectures
Élections 2026 : les défis économiques majeurs pour le Maroc

Alors que le Maroc s’apprête à organiser des élections législatives dans quelques semaines, les débats se concentrent sur les réponses que devra apporter le futur gouvernement aux défis économiques structurels du pays. Parmi les priorités identifiées figurent la création d’emplois, la gestion des ressources hydriques, la compétitivité, la transition énergétique et les investissements liés à l’échéance de 2030.

Une croissance stable, mais des fragilités persistantes

Selon l’universitaire Mohamed Rahj, l’économie marocaine affiche une stabilité macroéconomique, avec une croissance annuelle estimée entre 4 % et 4,5 % à l’horizon 2030. Cette dynamique s’appuie sur le redressement attendu de l’activité agricole, la consommation intérieure et les investissements publics en cours. Cependant, cette perspective ne doit pas occulter certaines faiblesses structurelles, notamment en matière de productivité et de répartition des bénéfices de la croissance.

Les importants programmes d’investissement, notamment dans les infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et logistiques, pourraient renforcer la compétitivité du pays. Mais leur efficacité dépendra de leur adéquation avec les besoins réels du tissu économique national et de leur capacité à générer des retombées durables pour les entreprises locales.

L’emploi, un défi social et économique

Le chômage, particulièrement élevé chez les jeunes, les femmes et les diplômés, reste un enjeu central pour le prochain exécutif. Malgré la hausse des investissements publics, la qualité et la stabilité des emplois créés, ainsi que leur répartition territoriale, seront déterminantes pour évaluer l’action du gouvernement. L’universitaire souligne la nécessité d’intégrer davantage les petites et moyennes entreprises dans les grands projets nationaux afin de stimuler l’économie réelle et de favoriser un effet multiplicateur sur l’emploi.

L’eau, un facteur clé de la croissance

La question de l’eau, autrefois perçue comme un enjeu sectoriel, est désormais considérée comme un déterminant majeur de la croissance économique. La rareté de cette ressource affecte l’industrie, le tourisme, les zones urbaines, le secteur énergétique et les finances publiques. Pour y répondre, le futur gouvernement devra accélérer les projets de dessalement, développer la réutilisation des eaux usées traitées et réduire les pertes dans les réseaux de distribution.

Ces mesures devront s’accompagner d’arbitrages plus transparents concernant les différents usages de l’eau, afin de concilier les besoins des différents secteurs tout en préservant cette ressource essentielle.

Renforcer le capital humain et la compétitivité

Au-delà des infrastructures, le Maroc devra investir dans le renforcement de son capital humain pour accompagner son développement industriel, énergétique et numérique. La réforme du système éducatif, l’adaptation de la formation professionnelle aux besoins du marché du travail et le soutien aux petites et moyennes entreprises figurent parmi les priorités identifiées. Ces mesures visent à garantir que les investissements réalisés produisent des effets durables et améliorent concrètement le quotidien des citoyens.

Le prochain gouvernement héritera d’une économie stable, mais confrontée à des défis structurels exigeant des choix stratégiques clairs et une mise en œuvre rigoureuse des politiques publiques. Après les promesses de campagne, l’épreuve de l’exécution déterminera la capacité du Maroc à transformer ses ambitions en résultats tangibles.

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