La Commission électorale nationale indépendante (INEC) a officiellement validé la liste des 13 candidats en lice pour l'élection du gouverneur de l'État de Nasarawa, prévue en février 2027. Ce scrutin déterminera le successeur d'Abdullahi Sule, l'actuel gouverneur issu du All Progressives Congress (APC), qui achève son second et dernier mandat.
Un éventail de profils institutionnels et sécuritaires
La compétition se distingue par la diversité des parcours des prétendants, mêlant expérience législative, expertise sécuritaire et engagement communautaire. Parmi les figures en vue, Aliyu Wadada, sénateur actuel représentant le district de Nasarawa West, porte les couleurs de l'APC. Face à lui, le Peoples Democratic Party (PDP) mise sur Emmanuel Ombugadu, un ancien membre de la Chambre des représentants déjà rodé aux dynamiques électorales locales.
Le champ politique s'élargit avec des profils issus des forces de sécurité, notamment Mohammed Adamu, ancien inspecteur général de la police nigériane sous la bannière du Social Democratic Party (SDP), et le major-général à la retraite Nuhu Angbazo, candidat pour l'African Democratic Congress (ADC). Le Labour Party (LP) est quant à lui représenté par Gaza Gbefwi, actuel parlementaire fédéral, illustrant la volonté de nombreux candidats de passer d'une influence législative nationale à une gestion exécutive régionale.
Une représentativité générationnelle marquée
La liste des 13 candidats reflète un spectre d'âge étendu, allant de 35 à 74 ans. Abdullahi Omame Abisabo (PRP) se positionne comme le candidat le plus jeune, tandis qu'Onawo Mohammed Ogoshi (APM) est le doyen de cette course. Cette diversité d'âges et de trajectoires professionnelles offre aux électeurs des 13 zones de gouvernement local du Nasarawa une variété d'options pour définir l'avenir de l'État.
Les enjeux de la campagne à venir
Si la validation par l'INEC officialise la participation de ces candidats, elle ne préjuge en rien de leur poids électoral réel. Les débats devraient se cristalliser autour de thématiques structurelles pour le développement de la région. Les citoyens seront appelés à évaluer les programmes des candidats sur des sujets cruciaux tels que la sécurité, l'amélioration des infrastructures, l'accès aux soins de santé, l'éducation et la création d'emplois. La capacité des prétendants à proposer des solutions concrètes face aux défis socio-économiques locaux sera le principal critère de jugement lors de la campagne électorale à venir.