El Malick Ndiaye dénonce une dérive de la gouvernance sénégalaise après la rupture au sommet de l'État

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
El Malick Ndiaye dénonce une dérive de la gouvernance sénégalaise après la rupture au sommet de l'État

Le premier vice-président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a exprimé de vives inquiétudes quant à la trajectoire politique et économique du Sénégal. Lors d'un rassemblement de la diaspora en Italie, le responsable de Pastef a dénoncé une dégradation de la gestion publique, qu'il lie directement à la rupture politique entre le président Bassirou Diomaye Faye et l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko.

Le bilan de la période 2024-2026

El Malick Ndiaye dresse un bilan contrasté de l'exercice du pouvoir depuis 2024. Selon lui, les deux premières années du mandat ont été marquées par une stabilité retrouvée, une maîtrise des prix et une absence de scandales financiers, conférant au Sénégal une crédibilité internationale renforcée. Il attribue cette période de rigueur à la présence d'Ousmane Sonko à la Primature, qu'il décrit comme un rempart contre les dérives administratives et une autorité capable de discipliner les chefs de service dans l'exercice de leurs fonctions.

La crainte d'un retour de l'ancien système

Le ton a radicalement changé depuis le départ d'Ousmane Sonko du gouvernement. Pour le vice-président de l'Assemblée nationale, cette recomposition politique a ouvert la voie à un retour progressif des acteurs de l'ancien système. Il affirme que ces derniers reprennent la main sur les leviers de l'État, menaçant ainsi la ligne politique initiale portée par le projet « Tarawaliss ». Cette analyse souligne une fracture profonde au sein de la coalition au pouvoir, perçue par Ndiaye comme une trahison des engagements pris envers les citoyens.

Tensions sur la continuité politique

Ces déclarations, tenues à Villongo, s'inscrivent dans un contexte de crispation politique croissante. El Malick Ndiaye accuse explicitement certains cercles de chercher à diviser le pouvoir pour mieux en détourner les objectifs. En dénonçant une gestion qu'il juge désormais opaque, il réitère ses mises en garde sur la nécessité de maintenir la ligne directrice de Pastef. Cette prise de parole publique confirme l'ampleur des divergences internes au sommet de l'État sénégalais, alors que le pays fait face à des interrogations sur la pérennité de ses réformes institutionnelles.

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