Le responsable de Pastef, El Malick Ndiaye, a exprimé de vives inquiétudes quant à la trajectoire actuelle du Sénégal lors d'un rassemblement en Italie. Il pointe du doigt une paralysie de l'appareil d'État, marquée par des pratiques de transhumance politique et des interrogations sur la gestion des ressources humaines au sein de l'administration.
Critiques sur les critères de nomination
Lors de son intervention à Villongo, El Malick Ndiaye a formulé des réserves sur les processus de nomination au sein de la haute administration. Il a notamment dénoncé l'attribution de postes de direction à des profils qu'il juge insuffisamment qualifiés, affirmant que certains responsables auraient obtenu des fonctions de direction après avoir échoué à obtenir des postes de présidents de conseil d'administration. Ces déclarations soulèvent la question de la transparence et de la compétence dans la gestion des structures publiques, bien qu'aucun nom ou document probant n'ait été rendu public pour étayer ces accusations spécifiques.
Bilan de la gestion sous Ousmane Sonko
Le responsable politique a établi une comparaison avec la période durant laquelle Ousmane Sonko était à la tête du gouvernement. Selon son analyse, cette phase avait permis de redresser des directions administratives auparavant en difficulté budgétaire. Il soutient que ces structures avaient retrouvé une dynamique positive et une capacité de fonctionnement accrue, contrastant ainsi avec le sentiment de stagnation qu'il attribue à la période actuelle. Cette lecture met en lumière une divergence de vue sur l'efficacité de l'action gouvernementale récente.
Inquiétudes sur la stabilité économique et les partenaires financiers
Au-delà des enjeux administratifs, El Malick Ndiaye a alerté sur la situation économique du pays, qu'il qualifie de préoccupante. Il a notamment évoqué une érosion de la confiance de certains bailleurs de fonds internationaux envers le Sénégal. Cette déclaration souligne un enjeu majeur pour le pays : la nécessité de maintenir une crédibilité financière solide pour assurer la poursuite des investissements et la stabilité macroéconomique, dans un contexte où les relations avec les partenaires extérieurs semblent, selon lui, fragilisées.