Lors d'une réunion de militants à Villongo, en Italie, El Malick Ndiaye, vice‑président du parti d'opposition Pastef‑Les Patriotes, a dénoncé la mise en otage du « projet » porté par son mouvement et a lancé un appel à l'unité en vue de l'élection présidentielle de 2029.
Un discours lancé depuis l'Italie
Devant un public de partisans rassemblés à Villongo, dans la province de Bergame, le responsable de Pastef a exprimé son inquiétude quant à la trajectoire du Sénégal sous le régime actuel. Sans nommer explicitement les responsables, il a décrit le système en place comme « qui reprend son souffle et qui entoure le président de la République », laissant entendre une concentration du pouvoir autour du chef de l’État.
Le « projet » de Pastef « pris en otage »
Selon Ndiaye, le programme politique que son parti a élaboré serait aujourd’hui « pris en otage », ce qui, selon lui, menace la capacité du mouvement à porter ses revendications. Il a qualifié la situation du pays de « pause », affirmant que l’activité économique et sociale du Sénégal était à l’arrêt, à l’exception d’une « transhumance à outrance », expression qu’il a utilisée pour souligner une fuite massive des ressources humaines et financières hors du pays.
Interrogations sur les nominations récentes
Le vice‑président a également soulevé des doutes quant aux conditions entourant certaines nominations gouvernementales récentes, sans fournir de détails précis. Cette remarque s’inscrit dans un climat de méfiance croissante envers les décisions de l’exécutif, perçues comme opaques et potentiellement favorables à un cercle restreint d’intérêts.
Appel à l’unité et perspective électorale 2029
Face à ces constats, Ndiaye a exhorté les militants de Pastef à dépasser les querelles internes et à se recentrer sur le travail politique en vue de l’échéance présidentielle de 2029, où Ousmane Sonko, figure de proue du parti, devrait être le porte‑drapeau de la candidature. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de contrer ce qu’il décrit comme des lendemains très sombres pour le Sénégal.