Le Conférence des évêques catholiques du Ghana a réaffirmé, dans un communiqué publié lundi, sa volonté d’appliquer un quota de 20 % pour les élèves catholiques dans les écoles missionnaires, tout en dénonçant des dysfonctionnements du système d’affectation scolaire national.
Un quota de 20 % déjà décidé en 2025
Les évêques rappellent que la proposition de réserver un cinquième des places chaque année aux candidats catholiques n’est pas nouvelle. Elle a été adoptée lors du Forum national de l’éducation catholique à Koforidua en 2025. Le communiqué précise que la demande actuelle ne constitue donc pas une initiative inédite, mais l’appel à la mise en œuvre d’une décision déjà prise.
Objectifs de la mesure et exigences de transparence
Selon les responsables ecclésiastiques, le quota permettrait aux Églises fondatrices de conserver un nombre suffisant d’élèves pouvant bénéficier de la formation religieuse et morale propre aux écoles missionnaires. Ils insistent sur le fait que cette réservation ne doit pas devenir un privilège privé ou un système de patronage. Pour éviter tout détournement, les évêques exigent que la répartition soit gérée de façon transparente par les conseils d’administration et les bureaux diocésains d’éducation, avec des audits annuels et une interdiction stricte des échanges monétaires.
Revendications plus larges sur le système de placement scolaire
Le Conférence des évêques réclame également la finalisation d’un accord longtemps débattu entre le gouvernement et les Églises concernant la gestion des écoles missionnaires. Cet accord devrait préciser les responsabilités en matière d’admissions, de gouvernance, de nomination des directeurs, de formation religieuse, de discipline, d’infrastructures et de reddition de comptes. Par ailleurs, les évêques demandent une révision du système informatisé de placement, qu’ils jugent insuffisamment équitable et transparent. Ils soulignent que, sur les 604 567 candidats qualifiés cette année, seuls 527 932 ont été effectivement placés, laissant apparaître des lacunes importantes.
Les autorités ecclésiastiques dénoncent aussi des placements inadaptés au sexe, au handicap ou aux conditions géographiques des élèves. Elles évoquent des allégations selon lesquelles des parents seraient sollicités pour payer afin d’obtenir une place, et appellent à une enquête approfondie. Enfin, elles réclament une clarification du processus d’admission « protocol », incluant la base juridique, le nombre de places concernées, les critères de sélection et les responsables de la décision.
Perspectives pour les familles ghanéennes
Les évêques concluent en insistant sur la nécessité d’un système de placement qui combine mérite, liberté de choix, équité et, avant tout, le bien‑être de l’enfant. Ils appellent à un examen indépendant du dispositif actuel, à un renforcement des procédures d’appel et à une communication plus claire à destination des parents, afin de restaurer la confiance dans le processus d’admission scolaire.