Effondrement du site aurifère de Zamboï en Centrafrique : 49 morts confirmés par le gouvernement, plus d’une centaine selon les témoins

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Effondrement du site aurifère de Zamboï en Centrafrique : 49 morts confirmés par le gouvernement, plus d’une centaine selon les témoins

Deux jours après l’effondrement du site d’exploitation aurifère de Zamboï, à la frontière avec le Cameroun, les victimes restent prises en charge dans les structures sanitaires locales. Le gouvernement annonce 49 décès, tandis que des témoins évoquent plus d’une centaine de morts et de nombreux blessés toujours portés disparus.

Chiffres contrastés : 49 décès officiels contre plus d’une centaine selon les proches

Le ministère de la Santé centrafricain a confirmé la mort de 49 personnes suite à l’éboulement du site minier de Zamboï. Cette estimation est contestée par plusieurs témoins présents sur les lieux et par les familles des victimes, qui affirment que le nombre réel de morts dépasserait les cent. Les divergences d’estimations soulignent les difficultés d’accès aux zones sinistrées et la méfiance envers les données officielles.

Évacuation et prise en charge médicale des blessés

Les équipes de secours ont transporté plusieurs dizaines de blessés vers la ville de Baboua, située à environ 60 kilomètres du site, où des hôpitaux régionaux offrent les premiers soins. Les structures sanitaires de la région, déjà sous pression, continuent d’accueillir les victimes, tandis que des équipes de recherche restent actives pour localiser les personnes portées disparues. Le manque d’équipements spécialisés complique la prise en charge des traumatismes graves.

Enjeux de sécurité et réponses gouvernementales

Le drame met en lumière les lacunes en matière de sécurité des sites miniers informels, fréquents le long de la frontière centrafricaine‑camerounaise. Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête pour déterminer les causes de l’effondrement et envisager des mesures de régulation plus strictes. Les organisations de la société civile réclament, quant à elles, une meilleure surveillance des activités minières et un soutien accru aux familles affectées.

Impact transfrontalier et perspectives d’intervention

Étant donné la proximité du site avec le Cameroun, les autorités camerounaises ont exprimé leur solidarité et offert une assistance logistique aux équipes de secours centrafricaines. La coopération régionale pourrait être renforcée pour prévenir de futurs accidents dans les zones minières frontalières, où l’absence de contrôle officiel favorise les pratiques à haut risque.

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