Le candidat à l'élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe, a dévoilé les axes majeurs de son programme, articulés autour d'un constat sévère sur l'intégration et d'une volonté de fermeté sécuritaire. L'ancien Premier ministre prône une refonte profonde de la politique migratoire et un « réarmement juridique » de l'État pour répondre aux violences urbaines.
Une refonte drastique de la politique migratoire
Édouard Philippe affiche l'ambition de réduire de moitié l'immigration légale au cours du prochain quinquennat. Sa stratégie repose sur une limitation stricte des titres de séjour, désormais recentrés sur les besoins professionnels et les parcours étudiants. Le candidat du parti Horizons propose également de restreindre le regroupement familial et de réformer en profondeur les procédures d'asile. Dans ce cadre, il cible spécifiquement les relations avec l'Algérie, préconisant la dénonciation du traité de 1968. Pour favoriser l'intégration, il mise sur une revitalisation de l'école, la transmission des valeurs républicaines et l'instauration d'un service national obligatoire, tout en soulignant que la croissance économique demeure le moteur principal d'une intégration réussie.
Réponse pénale et lutte contre l'impunité
Face à la montée des violences lors des manifestations, le maire du Havre propose une réponse judiciaire ferme. Il plaide pour l'application de peines de prison « ultracourtes mais effectives » dès la première infraction et l'instauration de peines planchers pour les agressions contre les dépositaires de l'autorité publique. Une mesure financière est également envisagée : les auteurs d'exactions seraient contraints de rembourser les dégâts causés, via des prélèvements sur leurs salaires ou prestations sociales.
Renforcement des outils de maintien de l'ordre
Le programme sécuritaire d'Édouard Philippe prévoit d'élargir les capacités d'action des forces de l'ordre. Il suggère de systématiser les interdictions administratives de paraître et les obligations de pointage au commissariat pour les individus identifiés comme des fauteurs de troubles potentiels. Le candidat souhaite par ailleurs une meilleure intégration des polices municipales dans le dispositif global. Enfin, face à ce qu'il qualifie de « violence d'ultragauche », il juge envisageable une régulation légale et temporaire des réseaux sociaux, afin de limiter leur rôle dans l'organisation des désordres publics.