L'ancien Premier ministre français Édouard Philippe a officialisé son intention de bâtir une nouvelle force politique visant à fédérer la droite et le centre. Ce projet, articulé autour d'une confédération ou d'un parti unique, ambitionne de garantir une majorité parlementaire stable lors des prochaines élections législatives.
Une stratégie de rassemblement pour les législatives
Lors d'un événement politique à Tourcoing, le président du parti Horizons a exposé sa vision d'une recomposition du paysage politique national. L'objectif affiché est de dépasser les structures partisanes traditionnelles pour établir un « contrat de gouvernement » commun. Pour y parvenir, Édouard Philippe préconise la désignation de candidats uniques dans chaque circonscription, tous engagés sous une bannière commune. Cette méthode vise à éviter l'éparpillement des voix et à assurer une assise solide à l'Assemblée nationale après l'élection présidentielle.
Les fondements idéologiques de la coalition
Le projet porté par l'ancien chef du gouvernement repose sur un socle de valeurs qu'il définit comme essentielles : le respect de l'État de droit, l'attachement à la construction européenne et le maintien d'une économie de marché. Édouard Philippe insiste également sur des piliers tels que l'école du mérite, la prise en compte de l'urgence climatique et la défense de la sécurité nationale. Cette initiative se présente explicitement comme une alternative aux courants représentés par La France Insoumise et le Rassemblement National, qu'il qualifie respectivement de « nouvelle France » et d'« identitarisme ».
Le soutien stratégique de Gérald Darmanin
Cette dynamique de rassemblement a reçu l'appui formel de Gérald Darmanin. Le garde des Sceaux a qualifié Édouard Philippe de seul candidat capable de remporter l'élection présidentielle tout en étant en mesure de bâtir une majorité parlementaire cohérente. Dans une volonté d'unité, Gérald Darmanin a plaidé pour une candidature unique dès le premier tour, soulignant la nécessité d'éviter les divisions internes au sein de la mouvance centriste et libérale, alors que d'autres figures de la majorité actuelle, comme Gabriel Attal, sont également positionnées sur l'échiquier politique.