Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé, lors d’un forum dédié au développement durable des transports maritimes et de la logistique, l’importance stratégique de l’économie bleue pour le pays. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de valoriser les atouts maritimes du Sénégal, qui s’étendent sur 750 kilomètres de côtes et bénéficient d’un réseau fluvial significatif.
Parmi les mesures phares annoncées figure la finalisation du port en eau profonde de Ndayane, un projet destiné à renforcer les capacités logistiques du pays. Le chef de l’État a également évoqué la modernisation des infrastructures portuaires dédiées à la pêche, ainsi que le développement de corridors logistiques pour faciliter les échanges commerciaux. Une grande école des métiers de la mer, prévue pour évoluer vers une université spécialisée, devrait par ailleurs former les futurs professionnels du secteur.
Cette stratégie s’articule autour de plusieurs enjeux majeurs. D’une part, elle vise à renforcer la souveraineté économique du Sénégal en réduisant sa dépendance aux importations et en optimisant les échanges maritimes. D’autre part, elle ambitionne de désenclaver les zones insulaires et les territoires éloignés, souvent marginalisés par leur isolement géographique. Enfin, elle cherche à positionner le pays comme un acteur clé dans la sous-région, en capitalisant sur ses ressources naturelles et ses infrastructures portuaires.
Le secteur maritime représente déjà un pilier économique pour de nombreux pays africains, où les échanges commerciaux dépendent en grande partie des voies maritimes. Au Sénégal, l’économie bleue pourrait ainsi devenir un levier de croissance, en stimulant la création d’emplois et en attirant des investissements étrangers. Les infrastructures portuaires, notamment celles dédiées à la pêche, jouent un rôle central dans cette dynamique, en soutenant les activités économiques locales et en garantissant la sécurité alimentaire.
La mise en œuvre de ces projets nécessitera une coordination entre les différents acteurs publics et privés, ainsi qu’un accompagnement financier et technique adapté. Les annonces du président Faye s’ajoutent à des initiatives similaires menées dans d’autres pays africains, où la valorisation des ressources maritimes est perçue comme un moyen de diversifier les économies et de renforcer l’intégration régionale.