Près d’un mois après le lancement de l’année scolaire 2026-2027, les établissements d’enseignement du village de Mulima, situé dans le groupement de Basilicha, territoire de Fizi au Sud‑Kivu, n’ont toujours pas repris leurs activités, laissant des centaines d’enfants sans accès à l’instruction.
Situation actuelle à Mulima
Le village de Mulima, intégré au groupement de Basilicha, fait partie du territoire de Fizi, une des zones du Sud‑Kivu où les autorités locales ont déclaré la rentrée scolaire officielle pour la période 2026-2027. Malgré cette annonce, les écoles du village demeurent fermées, aucune classe n’étant ouverte depuis près de trente jours. Aucun communiqué officiel n’a été publié quant aux raisons précises de cette suspension prolongée.
Impact direct sur les élèves et leurs familles
Cette interruption prolongée affecte directement la continuité pédagogique des élèves de Mulima. Les enfants, qui auraient dû entamer leur cursus scolaire en septembre, se retrouvent sans cadre d’apprentissage, ce qui compromet le suivi des programmes nationaux et retarde l’acquisition des compétences de base. Les familles, déjà confrontées à des défis économiques dans la région, doivent désormais envisager des solutions alternatives, souvent limitées, pour assurer la scolarisation de leurs enfants.
Enjeux sécuritaires et éducatifs dans le Sud‑Kivu
Le contexte de Fizi, comme celui de plusieurs territoires du Sud‑Kivu, est régulièrement marqué par des tensions sécuritaires qui peuvent impacter le fonctionnement normal des services publics, dont l’éducation. Bien que la source ne précise pas la cause exacte de la fermeture, la persistance de la situation souligne la vulnérabilité du système éducatif face à des facteurs externes, notamment l’insécurité. Cette réalité rappelle l’importance d’une coordination renforcée entre les autorités éducatives et les acteurs de la sécurité afin de garantir un environnement propice à la reprise des cours.
Perspectives et besoins immédiats
Pour que les écoles de Mulima puissent rouvrir, il est indispensable d’identifier rapidement les obstacles à la reprise des activités et de mobiliser les ressources nécessaires, qu’il s’agisse de mesures de sécurisation, de soutien logistique ou d’assistance aux communautés locales. La réouverture des établissements serait un signal fort de la volonté des autorités de préserver le droit à l’éducation, même dans les zones les plus exposées aux aléas sécuritaires.