Charlotte Amanquah, responsable régionale du secteur Commercial et Consumer Banking d’Ecobank, a appelé mercredi 23 septembre 2026 à une coopération accrue entre les banques, les institutions de développement et les acteurs du marché agricole afin d’étendre le financement aux entreprises de la chaîne de valeur agricole ghanéenne.
Un appel à passer de la parole à l’action
Lors du « Ecobank Joy Business Financial Dialogue » diffusé sur Joy FM, Amanquah a souligné que les discussions avaient mis en lumière la nécessité de transformer les propositions en mesures concrètes. « Nous devons passer à l’étape où l’action est mise en place, élargir la portée et couvrir davantage de bénéficiaires au sein de la chaîne agro‑alimentaire », a‑t‑elle déclaré, rappelant que le simple discours ne suffit pas à soutenir les agriculteurs et les entreprises agro‑industrielles.
Vers une collaboration inter‑institutionnelle
Pour éviter le « silo‑ism », Amanquah a plaidé pour une synergie entre les banques commerciales, les institutions de développement et des organisations comme la Ghana Commodity Exchange (GCE). Elle a insisté sur le fait que chaque acteur possède des compétences complémentaires : les banques apportent le capital, les institutions de développement offrent des garanties et des programmes de soutien, tandis que la GCE facilite l’accès aux marchés et la transparence des prix. Une coopération plus étroite permettrait de répondre de façon plus efficace aux besoins de financement des agribusinesses, tout en réduisant les doublons d’efforts.
Des besoins qui dépassent le simple financement
Le dialogue a également révélé que les entreprises agricoles requièrent un accompagnement au-delà du crédit. Les participants ont identifié trois axes d’appui essentiels : une meilleure tenue de la comptabilité et des dossiers, la création de marchés clairs pour leurs produits, et une plus grande diffusion d’informations sur les solutions disponibles. Ces exigences reflètent la complexité de la chaîne de valeur, où la visibilité sur les prix, la traçabilité et la capacité à planifier la production sont tout aussi cruciales que l’accès aux fonds.
Mesurer le succès : de la parole à la mise en œuvre
Amanquah a conclu en rappelant que la véritable réussite de ces dialogues se mesure à l’aune des actions qui en découlent. Elle a appelé les parties prenantes à transformer les engagements en projets concrets, à établir des indicateurs de suivi et à publier les résultats afin de garantir la transparence. Selon elle, la mise en œuvre rapide et coordonnée des solutions proposées sera le critère décisif pour juger de l’impact réel sur la productivité et la résilience du secteur agricole ghanéen.