Ebola en Ituri : trois mois de lutte, des avancées fragiles et des craintes persistantes avant la rentrée scolaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Ebola en Ituri : trois mois de lutte, des avancées fragiles et des craintes persistantes avant la rentrée scolaire

Trois mois après le déclenchement de la riposte contre Ebola en Ituri, la société civile locale alerte sur l’insuffisance des résultats obtenus malgré les moyens déployés. Entre contaminations persistantes, taux de décès élevé et lacunes dans la sensibilisation, les acteurs de terrain appellent à une intensification des mesures avant la reprise des cours.

Un bilan mitigé malgré des avancées limitées

La Société civile forces vives de l’Ituri dresse un constat en demi-teinte de la lutte contre Ebola, trois mois après son lancement. Si elle reconnaît des progrès comme le déploiement de laboratoires dans plusieurs zones de santé et la mise à disposition d’ambulances, ces mesures restent jugées insuffisantes face à l’ampleur de l’épidémie. Le coordonnateur de l’organisation souligne que la maladie continue de progresser, tandis que les activités de sensibilisation et certaines mesures sanitaires peinent à couvrir les besoins réels du terrain.

Les opérations d’inhumation dignes et sécurisées, essentielles pour limiter la transmission, sont également pointées du doigt pour leur inefficacité persistante.

La stigmatisation des survivants, un frein à la lutte

Un autre défi majeur réside dans la stigmatisation des survivants d’Ebola, qui entrave les efforts de sensibilisation et de prévention. Selon la société civile, cette exclusion sociale complique l’adhésion des populations aux mesures de protection, aggravant ainsi les risques de propagation. Les survivants, souvent perçus comme des vecteurs de la maladie, deviennent des cibles de rejet plutôt que des relais d’information.

Rentrée scolaire 2026-2027 : un risque sanitaire à haut risque

À l’approche de la rentrée scolaire, prévue pour septembre 2026, la société civile exprime une vive inquiétude quant à la reprise des cours dans un contexte épidémique non maîtrisé. Les craintes portent sur la concentration d’élèves dans des classes surpeuplées, avec des effectifs dépassant parfois cinquante enfants par salle. Dieudonné Lossa, porte-parole de la structure, met en garde : « Notre première crainte est que les enfants, naturellement fragiles, soient facilement contaminés face à la maladie. »

Pour éviter une catastrophe sanitaire, la société civile exige que des garanties sanitaires suffisantes soient réunies avant toute reprise des activités éducatives. Elle insiste sur la nécessité de protéger à la fois les élèves et les enseignants, tout en appelant à une mobilisation renforcée des autorités locales et des partenaires internationaux.

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