La douane de Dunkerque a intercepté presque 4 tonnes de cocaïne, évaluées à 225 millions d’euros, dissimulées dans un conteneur de déchets plastiques en provenance du Ghana. La saisie, annoncée par le parquet spécialisé dans la criminalité organisée, a déclenché une enquête visant un réseau transfrontalier.
Une cargaison masquée sous des déchets plastiques
Les autorités ont découvert 3,9 tonnes de cocaïne à l’intérieur d’un conteneur déclaré comme contenant des déchets plastiques. Le navire, arrivé au port du Nord, provenait du Ghana et la marchandise était partiellement destinée à la ville belge d’Anvers, un hub logistique fréquent pour le trafic de stupéfiants en Europe. La drogue a été détruite immédiatement après la saisie.
Enquête judiciaire et accusations envisagées
Le parquet de la criminalité organisée a ouvert une enquête préliminaire. La police judiciaire a déjà ciblé le réseau suspect avant même la saisie, ce qui a facilité l’opération. Les faits reprochés comprennent l’importation organisée de stupéfiants et la participation à une association criminelle, passibles d’une peine pouvant atteindre dix ans de prison.
Un trafic transfrontalier aux ramifications européennes
Le détournement de la cargaison vers Anvers montre l’interconnexion des routes de la drogue entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe du Nord. Le Ghana, point d’entrée fréquent pour la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud, sert de relais pour alimenter les marchés européens. Cette saisie illustre la capacité des réseaux à exploiter des flux de marchandises légitimes, comme les déchets, pour masquer leurs activités illicites.
Impact sur la lutte antidrogue en France
En 2025, les douanes françaises ont saisi 108,81 tonnes de stupéfiants, toutes catégories confondues, pour une valeur estimée à 2,197 milliards d’euros. La saisie de Dunkerque représente ainsi une part significative du volume total et renforce la visibilité des efforts de l’État contre le trafic. Elle souligne également la nécessité d’une coopération renforcée entre les services douaniers, la police judiciaire et les partenaires internationaux afin de perturber les réseaux avant qu’ils n’atteignent le consommateur final.