Face à une sécheresse persistante qui réduit les récoltes et force les troupeaux à migrer plus tôt, le chef de canton de Dangleat‑Est, Idriss Dokoky Adiker, a publié le 11 octobre 2026 un message appelant à la retenue et à la coopération entre agriculteurs et éleveurs. Il met en avant le dialogue, la solidarité et le respect des usages traditionnels comme piliers d’une cohabitation pacifique.
Sécheresse et déplacement précoce du bétail
Les pluies irrégulières de la saison ont entraîné une chute notable des rendements agricoles dans le canton de Dangleat‑Est, situé dans le sud‑est du Tchad. Le manque d’eau et la raréfaction des pâturages obligent les éleveurs à faire descendre leurs troupeaux vers les zones cultivées bien avant la période habituelle de transhumance. Cette pression supplémentaire sur les terres arables augmente le risque de conflits entre les deux communautés, déjà fragilisées par la concurrence pour les ressources naturelles.
Appel à la coopération entre agriculteurs et éleveurs
Idriss Dokoky Adiker invite les agriculteurs à ne pas bloquer les couloirs de passage traditionnels, afin de permettre aux troupeaux de circuler sans endommager les cultures. De leur côté, les éleveurs sont priés de surveiller leurs animaux, de respecter les itinéraires de transhumance et d’éviter les intrusions dans les champs. Le chef de canton insiste sur la nécessité de faire preuve de patience, de tolérance et de sagesse, rappelant que la survie collective dépend d’une gestion partagée des ressources limitées.
Mécanismes de résolution traditionnelle et soutien des autorités
Pour prévenir toute escalade, le chef de canton recommande de recourir aux structures de règlement des différends déjà en place : chefs de village, comités locaux de gestion des conflits et la chefferie traditionnelle. Il souligne que « nul ne doit se faire justice lui‑même », appelant les parties à déposer leurs plaintes auprès de ces instances avant d’envisager toute action judiciaire. Parallèlement, les autorités administratives et les forces de l’ordre ont été mobilisées pour garantir la sécurité et soutenir les processus de médiation. Cette double approche, mêlant coutumes locales et cadre étatique, vise à préserver les liens de fraternité établis depuis des générations.