Le bilan humain de l'éboulement survenu le 18 août 2026 sur le site aurifère de Zamboï s'alourdit à 49 victimes. Face à cette tragédie, le gouvernement centrafricain a décrété la fermeture immédiate et provisoire de la zone, tandis qu'un dispositif sécuritaire strict verrouille désormais la frontière avec le Cameroun.
Un site minier sous haute tension
Le drame s'est produit lorsqu'un flanc de colline s'est effondré, révélant des excavations atteignant près de 100 mètres de profondeur. Selon des experts miniers observant la zone depuis la rive camerounaise, le site faisait l'objet de travaux de terrassement intensifs, destinés à viabiliser le terrain en vue d'une exploitation mécanisée de l'or. Trois jours après l'effondrement, aucune opération de secours ou de recherche de survivants n'a été signalée sur les lieux, où la vie semble avoir repris un cours précaire sous les tentes des exploitants artisanaux.
Le verrouillage de la frontière Kadey
La zone frontalière, séparée par le fleuve Kadey, est devenue une zone interdite d'accès. Les autorités camerounaises ont déployé un dispositif sécuritaire imposant, mobilisant militaires, policiers et gendarmes, aussi bien en uniforme qu'en civil. Ce déploiement empêche tout passage des populations locales, qui utilisaient habituellement des pirogues ou traversaient à pied pour rejoindre le site centrafricain. Cette restriction stricte des mouvements marque une rupture nette avec les habitudes de circulation transfrontalière observées jusqu'alors.
L'arrêt total de l'exploitation artisanale
La décision gouvernementale de fermer le site de Zamboï « jusqu'à nouvel ordre » met un coup d'arrêt brutal aux activités des mineurs artisanaux. Si le site reste inaccessible, la présence des exploitants demeure visible à proximité immédiate, sous des tentes bleues installées non loin de la zone sinistrée. Cette situation soulève des interrogations sur la gestion future de l'encadrement des mines d'or dans cette région frontalière, alors que les critiques sur les conditions de sécurité et de régulation des activités minières se multiplient déjà au sein des sphères politiques locales.