Douze pays occidentaux imposent des sanctions contre les colonies israéliennes en Cisjordanie

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Douze pays occidentaux imposent des sanctions contre les colonies israéliennes en Cisjordanie

Une coalition de douze pays, incluant la France, le Royaume-Uni et le Canada, a annoncé l'instauration de sanctions visant les produits issus des colonies israéliennes en Cisjordanie. Cette décision concertée répond à l'intensification des violences des colons et à l'expansion continue des implantations, des dynamiques jugées incompatibles avec la perspective d'une solution à deux États.

Une réponse diplomatique coordonnée

Le bloc, composé également du Danemark, de la Finlande, de l'Islande, de l'Irlande, de la Norvège, de la Pologne, du Portugal, de l'Espagne et de la Suède, justifie cette mesure par une détérioration rapide de la situation sur le terrain. Les signataires exigent de l'État hébreu un arrêt immédiat de l'expansion des colonies et une meilleure reddition de comptes concernant les violences commises contre les populations palestiniennes. Le gouvernement britannique, par la voix de son secrétaire aux Affaires étrangères, Edward Miliband, a particulièrement durci le ton, dénonçant un soutien tacite aux déplacements de populations.

Mesures de rétorsion israéliennes

En réaction à ces sanctions, et plus spécifiquement à l'interdiction d'importation de produits issus des territoires occupés, Israël a engagé des mesures de représailles diplomatiques. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a ordonné la fermeture du consulat britannique situé à Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, et a imposé des interdictions d'entrée sur le territoire à plusieurs parlementaires britanniques, dont l'ancien chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn. Par ailleurs, Tel-Aviv a mis fin à la coopération britannique dans la formation des forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie et a exclu le Royaume-Uni de la mission de coordination menée par les États-Unis pour Gaza.

Des positions divergentes au sein de l'Occident

La décision de ce groupe de pays ne fait pas l'unanimité au sein des alliés occidentaux. Si le président israélien Isaac Herzog a qualifié ces sanctions de « grave erreur historique », le soutien à Israël reste marqué aux États-Unis. L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a vivement critiqué la démarche, y voyant une forme de discrimination. De son côté, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a confirmé que Washington ne s'alignerait pas sur cette politique de blocage des importations, soulignant la volonté américaine d'éviter toute mesure susceptible de déstabiliser davantage la région.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.