Douze mineures victimes d'excision secourues et prises en charge médicalement à Boulsa

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 43 lectures
Douze mineures victimes d'excision secourues et prises en charge médicalement à Boulsa

Douze jeunes filles, âgées de 2 à 12 ans, ont été prises en charge en urgence au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Boulsa après avoir été victimes de mutilations génitales féminines. Cette intervention, coordonnée par les services de police et la direction provinciale en charge de la famille, met en lumière la persistance de cette pratique illégale malgré les risques sanitaires et judiciaires encourus.

Une opération de sauvetage au quartier Daporé

L'alerte a été donnée par la direction provinciale de la famille et de la solidarité, permettant aux forces de l'ordre d'intervenir rapidement au secteur 2 de Boulsa. Si trois victimes présentant des saignements ont été immédiatement transférées vers le CMA local, les investigations policières ont permis de découvrir neuf autres mineures dissimulées dans une chambre. Le médecin-chef du district sanitaire, Emile Compaoré, a souligné la gravité de l'acte, rappelant que les séquelles physiques et psychologiques de l'excision peuvent durablement entraver l'épanouissement des jeunes filles.

Identification des auteurs et poursuites judiciaires

Bien que les parents aient initialement tenté de dissimuler l'identité de l'auteure, les enquêteurs ont réussi à localiser la présumée exciseuse, originaire de la localité de Zamsé. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'acte était tarifé à 2 000 FCFA et quatre noix de cola par enfant. Actuellement, l'exciseuse et ses complices sont entendus par les services de police avant leur déferrement devant le Tribunal de grande instance de Kaya.

Le cadre légal face à la persistance des mutilations

Le commissaire principal de police de Boulsa, Boukary Bonkoungou, a rappelé la sévérité de la législation burkinabè en la matière. L'article 513 du code pénal prévoit des peines d'emprisonnement allant d'un à dix ans, assorties d'amendes significatives, pour les auteurs de ces pratiques. En cas de décès de la victime, les sanctions peuvent s'alourdir jusqu'à 21 ans de réclusion. Face à ce constat, les autorités appellent la population à une vigilance accrue et à l'utilisation des numéros verts (16, 17 et 1010) pour signaler toute tentative ou réalisation d'excision, afin de prévenir de nouveaux drames.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.