Lors d’une prise de parole à l’Assemblée générale de l’ONU, l’ancien président américain Donald Trump a rejeté toute initiative visant à créer un organe international de contrôle de l’intelligence artificielle, tout en annonçant que les États‑Unis utiliseront dorénavant le terme « super intelligence » dans leurs communications officielles.
Rejet ferme de la proposition d’un organe mondial de régulation
Devant les délégués réunis à New York, Trump a qualifié d’« effort mondialiste » la volonté de mettre en place une structure de surveillance de l’IA sous l’égide des Nations Unies. Il a déclaré que les États‑Unis ne participeront pas à un tel projet, estimant que la régulation internationale de cette technologie serait contre‑productive et nuirait à l’innovation américaine.
Une coalition de plus de vingt pays plaide pour un encadrement
La position de Trump contraste avec les appels récents de dirigeants de plus de vingt États, dont le Canada, l’Allemagne et l’Australie, qui ont demandé à l’ONU d’étudier la création d’un cadre commun de régulation. Ces pays invoquent les risques liés à la diffusion rapide de systèmes d’IA avancés, notamment en matière de sécurité, de protection des données et de concurrence économique.
Le terme « super intelligence » comme nouveau vocabulaire officiel
En même temps que son discours à l’ONU, Trump a annoncé que le gouvernement américain remplacerait le mot « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans tous les documents et communications officielles. Selon lui, cette appellation serait plus « appropriée » et aurait un impact plus fort sur la perception internationale de la technologie.
Enjeux pour la gouvernance mondiale de l’IA
Le refus américain de rejoindre un dispositif de régulation multilatéral pourrait compliquer les efforts de coordination entre les grandes puissances. Si les États‑Unis poursuivent une approche nationale, les divergences de terminologie et de cadre juridique risquent d’accentuer les fractures entre les pays favorables à une gouvernance partagée et ceux qui privilégient la souveraineté technologique. Le débat reste ouvert quant à la capacité de l’ONU à jouer un rôle de médiateur efficace dans ce domaine en pleine évolution.