Lors d'une intervention à l'Assemblée générale des Nations Unies, le président des États‑Unis, Donald Trump, a catégoriquement refusé toute forme de contrôle international de l'intelligence artificielle, la qualifiant de « plan globaliste ». Il a également annoncé que le gouvernement américain adopterait désormais le vocable « super intelligence » dans ses communications officielles.
Discours à l'ONU : un rejet sans compromis
Face aux chefs d'État réunis à New York, Trump a déclaré que les appels à une supervision mondiale de l'IA étaient motivés par des intérêts « globalistes » cherchant à dominer la nouvelle technologie. Selon lui, imposer des règles communes reviendrait à restreindre la souveraineté américaine et à freiner l'innovation. Cette position s'inscrit dans une ligne dure du président, qui a régulièrement mis en avant la priorité de la compétitivité nationale sur les enjeux technologiques.
Pourquoi la régulation internationale est perçue comme une menace
Le président a souligné que les initiatives de régulation, souvent portées par des organisations multilatérales ou des coalitions de pays, pourraient créer des standards uniformes limitant la capacité des entreprises américaines à développer et commercialiser des systèmes d'IA avancés. Il a rappelé que les États‑Unis investissent massivement dans la recherche en IA et que toute contrainte extérieure risquerait de transférer l'avantage compétitif à des rivaux comme la Chine ou l'Union européenne. Cette rhétorique vise à renforcer le discours « America First » appliqué aux technologies de pointe.
Adoption du terme « super intelligence » : une stratégie de communication
En même temps que son rejet de la régulation, Trump a annoncé que les agences fédérales américaines parleront désormais de « super intelligence » plutôt que d'« intelligence artificielle ». Le changement de vocabulaire, présenté comme une façon de refléter la puissance et la singularité de la technologie, vise à influencer le débat public et à inciter d'autres nations à suivre cet usage. Si l'initiative est symbolique, elle pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les cadres législatifs et les médias internationaux décrivent les avancées en IA.