Le président américain Donald Trump a annoncé une promesse électorale inédite lors de la convention du Parti républicain à Dallas : le versement d'un dividende de 5 000 dollars à chaque citoyen adulte des États-Unis. Cette mesure, conditionnée à une victoire républicaine dans les deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat, représente un engagement financier colossal estimé à environ 1 300 milliards de dollars.
Un financement et une mise en œuvre incertains
Le projet, baptisé « Dividendes Trump », ne s'accompagne pour l'heure d'aucun détail technique sur son mode de financement ou son exécution. Si le vice-président JD Vance a évoqué une corrélation avec les revenus générés par les droits de douane sur les importations, les experts soulignent l'absence de mécanisme clair. Le président a toutefois précisé que ces fonds devraient impérativement être dépensés sur le territoire national, sans toutefois expliquer comment une telle restriction pourrait être contrôlée ou appliquée.
Contexte économique et tensions géopolitiques
Cette annonce intervient dans un climat économique marqué par une inflation persistante, exacerbée par le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran. La fermeture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour les hydrocarbures, a provoqué une instabilité des prix mondiaux de l'énergie. Donald Trump a d'ailleurs prévenu ses soutiens que la pression sur les prix de l'énergie ne se dissiperait pas avant la fin du scrutin, justifiant ces difficultés par la nécessité d'empêcher le développement de capacités nucléaires par Téhéran.
Débats sur la légalité et la portée électorale
La proposition suscite un vif débat juridique et politique. Si les opposants démocrates dénoncent une « promesse vide », certains analystes s'interrogent sur la conformité de cette mesure avec les lois fédérales interdisant les paiements destinés à influencer le vote. Toutefois, des experts en droit constitutionnel estiment que cette promesse pourrait être interprétée comme une proposition de politique fiscale, protégée par le premier amendement. La faisabilité réelle du projet reste suspendue à l'issue des élections du 3 novembre, date à laquelle les électeurs décideront de la composition du Congrès, seul organe habilité à autoriser de telles dépenses publiques.