Le 13 septembre 2026, Donald Trump a déclaré que les États‑Unis et la Chine pratiquent le même type d'espionnage, après la publication d'un article du Wall Street Journal évoquant un éventuel transfert d'images satellites chinoises à l'Iran, utilisé lors d'une frappe contre une base américaine en Jordanie.
Contexte de l'attaque jordanienne
Le 17 juillet, l'Iran a lancé des missiles contre la base aérienne de Muwaffaq Salti, située en Jordanie, où sont stationnées des forces américaines. L'attaque a fait trois victimes parmi les soldats des États‑Unis, relançant les tensions autour de la présence militaire américaine au Moyen‑Orient.
Allégations de partage de renseignements
Selon le Wall Street Journal, des entités chinoises auraient fourni à Téhéran des images satellites d’une base militaire jordanienne, avant et après la frappe iranienne. Des responsables américains anonymes cités par le journal n'ont pas identifié les entreprises concernées, ni indiqué que le gouvernement chinois était directement impliqué. Ils ont toutefois évoqué des discussions avec des responsables chinois, qui auraient demandé des preuves du transfert et n'ont pas reconnu la participation de leurs entreprises.
Réaction de Donald Trump et sanctions antérieures
À bord d'Air Force One, le président a déclaré : « Vous savez, quand on dit que la Chine nous espionne, je dis vous avez raison, et nous, nous les espionnons aussi ». Il a ajouté que « c’est ce que nous faisons, ils font ce que nous faisons ». Cette prise de parole intervient alors que, en mai, Washington avait sanctionné trois sociétés chinoises spécialisées dans les satellites, accusées d'avoir facilité des opérations militaires iraniennes.
Implications géopolitiques
La Chine demeure l'un des principaux partenaires économiques de l'Iran, important acheteur de son pétrole et soutien diplomatique sur la scène internationale. Une visite d'État du président chinois Xi Jinping aux États‑Unis, prévue fin septembre, pourrait être influencée par ces accusations, alors que les deux puissances évaluent leurs stratégies de renseignement et leurs intérêts au Moyen‑Orient.