Lors d’une brève entrevue avec la presse irlandaise, le président des États‑Unis, Donald Trump, a déclaré ne pas se soucier de la réunion prévue à Oman entre l’Iran et plusieurs États du Golfe, soulignant son désintérêt pour une initiative de sécurité qui se déroule alors que le détroit d’Ormuz connaît une escalade de violences.
Trump minimise la rencontre Iran‑Golfe à Oman
Le 13 septembre 2026, alors qu’il assistait à l’Open d’Irlande sur le parcours familial de Doonbeg, Donald Trump a réagi à la question d’une conférence de presse en affirmant : « Je m’en fiche. C’est leur affaire. ». Cette remarque s’est inscrite dans le cadre d’une discussion plus large sur le conflit persistant entre Washington et Téhéran, sans que le président ne précise de position officielle concernant la réunion prévue le lundi suivant.
Objectifs de la réunion à Salalah
Les médias iraniens ont indiqué que la rencontre, qui se tiendra dans la ville portuaire de Salalah, vise à renforcer la coopération en matière de sécurité au Moyen‑Orient. Salalah, située plus près du Yémen que du détroit d’Ormuz, a été choisie comme lieu de dialogue entre l’Iran et plusieurs pays du Golfe, dont plusieurs sont traditionnellement alliés des États‑Unis. L’objectif déclaré est de coordonner des réponses face aux menaces perçues dans la région, notamment la navigation maritime et la lutte contre le terrorisme.
Contexte sécuritaire du détroit d’Ormuz
Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole mondial, reste le point focal des tensions entre l’Iran et les États‑Unis depuis que Téhéran a verrouillé le détroit après le déclenchement d’une guerre en février 2026. Le même jour que les propos de Trump, un navire commercial a été touché par une frappe dans le détroit, faisant un mort. Cet incident souligne la fragilité de la navigation dans la zone et la capacité de l’Iran à projeter une pression militaire directe.
Implications pour la politique américaine au Moyen‑Orient
Le désintérêt affiché par le président pourrait être interprété comme une volonté de laisser les acteurs régionaux gérer leurs propres mécanismes de sécurité, tout en maintenant la posture de Washington de pression sur l’Iran. Cependant, l’absence de commentaire officiel laisse planer une incertitude quant à la réponse américaine à d’éventuelles escalades futures, notamment si les hostilités dans le détroit d’Ormuz s’intensifient. Les alliés du Golfe, tout en participant à la réunion, devront évaluer la portée de l’appui américain dans un contexte où la sécurité maritime reste cruciale pour leurs économies.