Le président américain Donald Trump a annoncé la fin du programme d'assistance sécuritaire annuel de 3,8 milliards de dollars dont bénéficiait Israël. Cette décision marque un tournant dans la relation financière entre les deux alliés, le chef de l'État justifiant ce retrait par la solidité économique de l'État hébreu.
Un désengagement financier justifié par la prospérité
Lors d'une intervention médiatique, Donald Trump a confirmé que les États-Unis cesseraient de verser cette aide annuelle, initialement prévue pour courir jusqu'en 2028. Le président américain a justifié cette mesure par le niveau de développement économique d'Israël, affirmant que le pays n'a plus besoin de ce soutien financier extérieur. Il a toutefois précisé que les États-Unis resteraient disposés à intervenir ponctuellement si des besoins spécifiques se faisaient sentir à l'avenir.
L'alignement avec la stratégie de Benjamin Netanyahu
Cette décision semble converger avec les ambitions affichées par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Par le passé, le dirigeant israélien avait publiquement exprimé son intention de réduire progressivement la dépendance de son pays vis-à-vis de l'aide américaine, allant jusqu'à évoquer, en mai dernier, l'objectif de ramener ce soutien à zéro. Selon les déclarations de Donald Trump, cet arrêt ferait suite à un accord conclu entre les deux administrations il y a plusieurs mois.
Un contexte politique américain sous tension
L'annonce intervient dans un climat politique intérieur américain particulièrement polarisé. Le président a lié cette décision à des critiques virulentes émanant de certains membres de l'aile gauche du Parti démocrate, hostiles au maintien de ce financement. La question de l'assistance militaire à Israël est devenue un sujet de débat majeur aux États-Unis, exacerbé par les divisions persistantes autour du conflit dans la bande de Gaza, déclenché en octobre 2023.
Le démantèlement d'un accord historique
Le dispositif financier mis en cause avait été instauré en 2019 pour une durée de dix ans, sous l'impulsion d'un accord signé durant la présidence de Barack Obama. Ce programme visait principalement à soutenir les capacités de défense d'Israël via l'achat d'armements. Avec cette rupture, c'est un pilier de la coopération sécuritaire bilatérale, structuré sur une décennie, qui s'apprête à disparaître avant son terme initial.