Dans le cadre de sa campagne pour les élections de mi-mandat, l'ancien président américain Donald Trump a intégré la situation sociale française à sa rhétorique politique. Ses récentes déclarations, mêlant ironie sur les mouvements sociaux et analyses controversées, soulignent une volonté d'utiliser l'actualité internationale pour servir ses objectifs électoraux nationaux.
Une rhétorique axée sur le « Dividende Trump »
Lors d'un meeting tenu à Dalton, en Géorgie, Donald Trump a ironisé sur la propension des Français à manifester, en réaction à la journée de mobilisation nationale du 17 octobre. Cette sortie visait à illustrer sa proposition de campagne baptisée « Dividende Trump », qui promet un versement de 5 000 dollars à chaque citoyen américain en cas de victoire républicaine. En suggérant, sur un ton sarcastique, que les Américains pourraient dépenser cette somme en France — un pays qu'il a qualifié avec ironie de lieu sans « émeutes » ni « révolutions » — l'homme politique a cherché à capter l'attention de son électorat sur ses promesses économiques.
Des commentaires récurrents sur la France
Ce n'est pas la première fois que Donald Trump s'immisce dans le débat public français pour appuyer ses positions. Quelques jours plus tôt, le 6 octobre, il avait déjà suscité la controverse via son réseau social, Truth Social. Il y attribuait alors les mouvements lycéens en France à des facteurs liés à l'immigration et à l'islam, des thématiques centrales de son discours politique habituel. Ces interventions répétées témoignent d'une stratégie visant à projeter une image dégradée de la situation intérieure française pour renforcer ses propres arguments sur la sécurité et l'identité aux États-Unis.
Un enjeu de communication électorale
À l'approche du scrutin du 3 novembre, ces déclarations s'inscrivent dans une dynamique de campagne où les références à l'étranger servent souvent de repoussoirs ou d'exemples pour mobiliser la base électorale. Si ces propos n'ont pas de lien direct avec les réalités du terrain en France, ils illustrent la manière dont les enjeux sociaux d'un pays peuvent être instrumentalisés par des acteurs politiques internationaux pour nourrir des narratifs partisans. La multiplication de ces sorties médiatiques laisse présager que la France pourrait continuer d'être citée par le candidat républicain jusqu'au terme de la campagne américaine.