Donald Trump exhorte les États membres à quitter la Cour pénale internationale lors de l'Assemblée générale de l'ONU

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 49 lectures
Donald Trump exhorte les États membres à quitter la Cour pénale internationale lors de l'Assemblée générale de l'ONU

Lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le président américain Donald Trump a formellement enjoint les États parties à la Cour pénale internationale (CPI) de se retirer de l'institution. Cette prise de position marque une escalade majeure dans la stratégie de Washington, qui cherche à délégitimer durablement le tribunal de La Haye.

Une offensive diplomatique contre la juridiction internationale

Qualifiant la CPI d'institution « hors de contrôle » et de « groupe de gens malfaisants », Donald Trump a réitéré le refus catégorique des États-Unis de voir leurs ressortissants, militaires ou officiels, répondre de leurs actes devant une juridiction qu'il juge « anti-américaine ». Bien que les États-Unis n'aient jamais ratifié le Statut de Rome, le président américain cherche désormais à entraîner un mouvement de désengagement global des pays membres, arguant que la Cour outrepasserait ses compétences juridiques.

La stratégie de démantèlement de l'administration américaine

Cet appel s'inscrit dans une campagne de pression plus large initiée par la Maison-Blanche. Dès juillet 2026, le secrétaire d'État Marco Rubio avait explicitement annoncé une volonté de « démanteler la CPI brique par brique ». Cette approche, qui combine menaces de sanctions et offensive diplomatique, vise à neutraliser ce que Washington perçoit comme une menace directe pour sa souveraineté nationale. Cette posture place les États parties, dont de nombreux pays africains, dans une position délicate face aux pressions exercées par la première puissance mondiale.

Un enjeu de souveraineté et de droit international

La rhétorique employée par le président américain souligne une fracture profonde sur la conception de la justice internationale. En qualifiant les procédures de la Cour de « procès-spectacles », Washington tente de discréditer le fondement même de la CPI. Pour les observateurs, cet appel à un retrait massif pose un risque existentiel pour la Cour, dont l'autorité repose sur l'adhésion des États. La dynamique actuelle suggère que les relations entre les puissances mondiales et les institutions judiciaires internationales pourraient connaître une période de forte instabilité, avec des conséquences directes sur la capacité de la CPI à exercer ses missions de poursuite des crimes internationaux.

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