Le président américain Donald Trump a diffusé sur son réseau social Truth Social une carte redessinant les frontières de l'Amérique du Nord et des Caraïbes, incluant plusieurs territoires français d'outre-mer sous les couleurs des États-Unis. Cette publication, réalisée sans commentaire officiel, s'inscrit dans une série de visuels générés par intelligence artificielle illustrant les ambitions territoriales et politiques de l'administration américaine.
Une redéfinition unilatérale des frontières
La carte publiée par Donald Trump englobe une vaste zone géographique sous l'appellation unique « United States of America ». Outre le Mexique et le Canada, le visuel intègre le Groenland, l'Islande, Cuba et plusieurs possessions françaises, dont la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette représentation visuelle s'accompagne du renommage du golfe du Mexique en « Gulf of America », une initiative qui s'inscrit dans la continuité des revendications territoriales régulièrement exprimées par le président américain depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025.
Ambitions territoriales et pressions économiques
Cette communication numérique intervient dans un contexte de tensions diplomatiques accrues. Donald Trump a réitéré à plusieurs reprises son intention de faire du Canada le « 51e État » américain et maintient ses vues sur le Groenland. Parallèlement, ces publications coïncident avec des menaces directes envers le secteur industriel canadien, notamment le constructeur aéronautique Bombardier, sommé de relocaliser sa production sur le sol américain sous peine de sanctions commerciales.
L'usage de l'intelligence artificielle dans la communication présidentielle
Le visuel des Antilles françaises fait partie d'une série de contenus générés par intelligence artificielle diffusés durant le week-end de Labor Day. Parmi ces publications figurent également des images revendiquant la Lune pour les États-Unis ou proposant de renommer l'État du Nouveau-Mexique en « New America ». Si ces contenus n'ont fait l'objet d'aucune explication formelle, ils témoignent d'une stratégie de communication numérique visant à normaliser des thèses expansionnistes auprès de l'opinion publique, tout en utilisant des outils technologiques pour amplifier la portée de ces messages politiques.