Le président américain Donald Trump a élargi le format de son prochain dîner d'État avec son homologue chinois Xi Jinping, prévu le 24 septembre, en conviant plusieurs figures majeures du secteur technologique. Cette rencontre, qui réunira notamment Sam Altman d'OpenAI, l'ancien patron d'Apple Tim Cook et le PDG de Nvidia Jensen Huang, place les enjeux de l'intelligence artificielle au cœur des relations diplomatiques entre les deux premières puissances mondiales.
Une présence tech au sommet
La participation de ces dirigeants d'entreprises marque une étape importante dans la gestion des relations entre la Maison Blanche et les leaders de l'innovation. Pour Tim Cook, il s'agit de sa première rencontre officielle avec le président américain depuis qu'il a pris ses fonctions de président exécutif du conseil d'administration d'Apple. La présence de ces acteurs souligne l'importance stratégique que Washington accorde désormais aux entreprises technologiques dans le cadre de sa politique étrangère et de sa compétition avec Pékin.
Le désaccord sur la régulation de l'IA
Le dîner se déroule dans un climat de divergence marquée concernant le développement de l'intelligence artificielle. Alors que Sam Altman et d'autres figures du secteur ont récemment plaidé pour un ralentissement des avancées technologiques afin de limiter les risques, Donald Trump a fermement rejeté cette approche. Le président américain a qualifié ces appels à la prudence de « conspiration malsaine », affirmant que la puissance technologique des États-Unis ne doit pas être entravée par des mesures de régulation qui, selon lui, pourraient profiter à la Chine.
La course à la suprématie technologique
La question de l'IA est perçue par Washington comme un enjeu de sécurité nationale, certains observateurs qualifiant cette technologie de « bombe atomique du XXIe siècle ». Face à une Chine qui ne manifeste aucune intention de freiner ses investissements dans ce domaine, l'administration américaine cherche à équilibrer la gestion des risques communs avec la nécessité de maintenir son avance technologique. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a toutefois ouvert la porte à des discussions sur la gouvernance des risques, tout en cherchant à éviter une déconnexion totale entre les systèmes américain et chinois.