Une sortie médiatique qui alimente les tensions sur l’islam en Occident : Donald Trump a affirmé que la charia, loi religieuse islamique, s’impose comme « presque un deuxième mode de vie » à Paris et Londres, une déclaration qui a suscité de vives réactions.
Des propos qui ciblent deux capitales européennes
Invité sur le talk-show conservateur *The Glenn Beck Show*, Donald Trump a estimé que la charia était « presque comme un deuxième mode de vie » à Londres et à Paris. Ces déclarations, qualifiées de « ridicules » par le président américain, s’inscrivent dans une série de prises de position controversées sur l’islam en Europe. En septembre 2025, il avait déjà accusé le maire de Londres, Sadiq Khan, de vouloir « instaurer la charia » lors d’une intervention à l’ONU.
Une interdiction de la charia aux États-Unis ?
Face à ces affirmations, Donald Trump a réaffirmé sa volonté d’interdire la charia aux États-Unis, où il affirme qu’elle est « présente dans une certaine mesure ». « Là où nous la voyons, nous la supprimons », a-t-il déclaré, tout en vantant le système juridique américain comme « le meilleur ». Ces propos interviennent alors que plusieurs États américains, comme l’Oklahoma ou l’Arizona, ont déjà adopté des lois restreignant l’application de la charia dans leur droit interne.
Sadiq Khan contre-attaque : « Un raciste, un sexiste et un islamophobe »
Les déclarations de Donald Trump ont provoqué une réponse cinglante de la part du maire de Londres, Sadiq Khan. Sur Sky News, il a qualifié le président américain de « raciste, sexiste, misogyne et islamophobe », défendant une ville « libérale, multiculturelle, progressiste et prospère ». Cette réplique illustre les tensions croissantes entre les dirigeants américains et européens sur la question de l’islam et des libertés religieuses.
Un débat qui dépasse les frontières américaines
Ces propos de Donald Trump s’inscrivent dans un contexte plus large de montée des discours anti-islam en Occident. En Europe, plusieurs pays, comme la France ou l’Allemagne, ont renforcé leurs législations contre les signes religieux dans l’espace public, tandis que des mouvements politiques nationalistes exploitent ces thèmes pour mobiliser leur électorat. Aux États-Unis, la question de la charia reste un sujet clivant, notamment dans les États où les communautés musulmanes sont les plus actives.