Donald Duke qualifie le débat sur les subventions au carburant de supercherie nationale au Nigeria

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Donald Duke qualifie le débat sur les subventions au carburant de supercherie nationale au Nigeria

Alors que le débat sur la suppression des subventions aux carburants divise la classe politique nigériane, l'ancien gouverneur de l'État de Cross River, Donald Duke, qualifie le mécanisme actuel de « plus grande escroquerie » jamais perpétrée. Il soutient que le pays possède les ressources nécessaires pour proposer un prix à la pompe nettement plus accessible, estimé à 200 nairas par litre.

Une remise en question du modèle économique

Donald Duke rejette la logique selon laquelle le prix du carburant au Nigeria devrait s'aligner sur les cours internationaux. Pour lui, le pays, riche en hydrocarbures, doit impérativement faire bénéficier ses citoyens de ses dotations naturelles. Il conteste la thèse de la subvention, affirmant que la valorisation correcte des sous-produits du pétrole brut permettrait de réduire drastiquement les coûts pour les consommateurs, loin des tarifs dépassant actuellement les 1 000 nairas par litre.

Le paradoxe de la pauvreté énergétique

L'ancien candidat à la présidentielle souligne une contradiction majeure : le Nigeria dispose d'une diversité énergétique exceptionnelle, allant du pétrole au lithium en passant par l'hydroélectricité et le solaire, mais reste en proie à une pénurie chronique. Il pointe du doigt le gaspillage des ressources, notamment le torchage quotidien de deux milliards de pieds cubes de gaz naturel. Selon lui, cette quantité de gaz, si elle était exploitée, suffirait à alimenter une grande partie du continent africain, illustrant ce qu'il décrit comme une gestion défaillante des richesses nationales.

Déficit de volonté politique et vision stratégique

Au-delà des aspects techniques, Donald Duke identifie un manque criant de volonté politique et de réflexion stratégique. Il s'interroge sur la pertinence de fournir du gaz aux pays voisins via le gazoduc ouest-africain alors que le Nigeria ne parvient pas à assurer sa propre autosuffisance énergétique. Pour l'ancien gouverneur, la crise actuelle n'est pas une fatalité, mais le résultat d'une incapacité à transformer les atouts naturels du pays en leviers de développement social et économique. Il appelle à une refonte profonde de la gestion des ressources pour que les Nigérians puissent enfin ressentir les bénéfices de la richesse énergétique de leur nation.

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