La commune de Djibo s’apprête à ouvrir ses comptes aux habitants. Le 29 août 2026, la Délégation spéciale organisera une journée de redevabilité, un exercice inédit pour rendre publics les résultats de sa gestion et les défis restants.
Une session exceptionnelle pour clarifier la gestion communale
Réunie en session extraordinaire le 21 août 2026 sous la présidence d’Hubert DRABO, la Délégation spéciale de Djibo a acté la tenue de cette journée de redevabilité. L’objectif affiché est double : présenter aux citoyens les actions menées depuis sa prise de fonction, mais aussi exposer les comptes rendus financiers et les réalisations concrètes. Ce rendez-vous s’inscrit dans une démarche de transparence, alors que la commune fait face à des enjeux de développement local et de gestion des ressources.
Des marchés publics et des projets sous le microscope
Parmi les dossiers examinés lors de la réunion, l’état d’avancement des marchés publics lancés en 2025 et 2026 a été passé au crible. Ces contrats, souvent sources de controverses dans les collectivités burkinabè, feront l’objet d’un suivi rigoureux. Par ailleurs, deux projets de délibération ont été adoptés : l’un prévoit une convention avec l’Agence nationale d’Appui au Développement des Collectivités territoriales (ADCT) pour financer des bourses de formation professionnelle destinées aux agents communaux, tandis que l’autre vise à organiser des concours internes pour valoriser les compétences locales.
Un dialogue citoyen pour renforcer la légitimité locale
La journée du 29 août ne se limitera pas à une présentation unilatérale. Elle sera aussi l’occasion pour les habitants de poser des questions, d’exprimer leurs attentes et de demander des comptes sur les projets en cours. Cette initiative s’ajoute à une série de mesures prises par la Délégation spéciale pour restaurer la confiance entre les autorités et les populations, après des années de tensions liées à la gestion des affaires communales. Pour les observateurs, ce type d’exercice pourrait inspirer d’autres communes du Burkina Faso, où la redevabilité reste un défi majeur.