À l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Emmanuel Macron et Donald Trump s'apprêtent à tenir un nouvel entretien ce lundi 21 septembre. Cette rencontre s'inscrit dans la continuité d'une relation bilatérale marquée par des séquences diplomatiques singulières et des divergences de fond persistantes.
Une dynamique relationnelle en dents de scie
Depuis leur première rencontre au sommet de l'Otan à Bruxelles en 2017, les interactions entre les deux chefs d'État ont souvent été scrutées pour leur dimension symbolique. La poignée de main initiale, restée célèbre pour sa fermeté, avait posé les bases d'une relation où le rapport de force a régulièrement pris le pas sur la courtoisie protocolaire. Si des périodes de rapprochement ont été observées, notamment lors de la visite de Donald Trump à Paris en juillet 2017, celles-ci ont rapidement été éclipsées par des tensions politiques croissantes.
Désaccords stratégiques et joutes publiques
Au-delà des gestes, les désaccords sur des dossiers internationaux majeurs ont structuré leurs échanges. Dès 2018, les divergences sur l'accord de Paris sur le climat et le dossier iranien ont fragilisé la relation. La question de la défense européenne a également constitué un point de friction majeur, Donald Trump critiquant ouvertement les ambitions d'autonomie stratégique portées par le président français, tout en exigeant une contribution financière accrue des Européens au sein de l'Otan.
La confrontation sur le dossier ukrainien
Plus récemment, la gestion du conflit en Ukraine a illustré une nouvelle forme de confrontation. En février 2025, lors d'un entretien à Washington, Emmanuel Macron a publiquement rectifié les propos de Donald Trump concernant la nature de l'aide européenne apportée à Kiev. Alors que le président américain suggérait que l'Europe se contentait de prêter des fonds, le chef de l'État français a tenu à souligner l'ampleur des dons et des garanties engagés par les pays européens. Cet épisode marque une évolution dans leurs échanges, où la correction factuelle remplace désormais les démonstrations de camaraderie passées.