Le district sanitaire de Mbour, dans l'ouest du Sénégal, vient de signaler son premier cas de diphtérie, portant à 14 le nombre de contaminations recensées dans le pays depuis le début de l'épidémie. Cette nouvelle occurrence élargit la zone géographique touchée au-delà du foyer initial identifié dans le sud-est.
De Kédougou-Saraya à Mbour : l'épidémie s'étend
Jusqu'ici, les 12 cas confirmés étaient concentrés dans les régions de Kédougou et de Saraya, à l'extrême sud-est du pays. L'apparition d'un cas à Mbour, sur la côte ouest, marque un tournant dans la progression de l'épidémie et soulève la question de la circulation du bacille entre des zones géographiquement éloignées. Les autorités sanitaires n'ont pas précisé, à ce stade, le lien éventuel entre ce nouveau cas et les foyers initiaux.
Un bilan de 14 cas, dont deux décès
Sur les 14 cas confirmés à l'échelle nationale, 8 concernent des filles, soit une majorité de patientes de sexe féminin. Deux décès sont à déplorer depuis le début de l'épidémie, un indicateur qui rappelle la gravité potentielle de la diphtérie, maladie infectieuse due à une toxine produite par le bacille Corynebacterium diphtheriae, et qui nécessite une prise en charge rapide par sérothérapie et antibiothérapie.
Une riposte sanitaire active dans les zones touchées
Le district sanitaire de Mbour a annoncé un suivi rapproché des cas détectés, sans préciser le nombre de personnes actuellement sous surveillance ni les mesures d'isolement prises. Le plan de riposte déjà en cours dans les zones de Kédougou et Saraya se poursuit, avec pour objectif explicite de contenir la propagation. La couverture vaccinale, en particulier le rappel DTP chez les enfants et les adolescents, constitue un enjeu central pour freiner la diffusion de la maladie, la vaccination restant le principal rempart contre la diphtérie.
Un point de vigilance pour la santé publique sénégalaise
L'extension du foyer à Mbour intervient alors que le pays fait face à une épidémie qui a déjà coûté la vie à deux patients. L'enjeu, à ce stade, réside dans la capacité des autorités sanitaires à identifier les chaînes de contamination, à renforcer la surveillance épidémiologique dans les districts encore épargnés et à mener, si nécessaire, des campagnes de vaccination ciblées autour des cas confirmés.