Le ministre de l'Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, demande la création de trois commissions d'enquête parlementaires pour examiner la gestion passée du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, qu'il a dirigé. Une initiative visant à clarifier les responsabilités et à garantir la transparence des anciens projets, dont le programme « Un Étudiant, un Ordinateur ».
Contexte et demandes précises
Abdourahmane Diouf, ancien titulaire du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, a sollicité la mise en place de trois commissions parlementaires distinctes. La première portera sur la situation générale des universités, la seconde sur le programme « Un Étudiant, un Ordinateur », lancé entre 2015 et 2016, et la troisième sur les déclarations faites par l'ancien Premier ministre lors d'un meeting en novembre 2025. Pour le ministre, cette démarche doit être exhaustive et inclure l'audition de tous les anciens ministres ayant dirigé le département, ainsi que des directeurs généraux impliqués dans ces projets.
Diouf a insisté sur la nécessité d'identifier les responsables des derniers contrats signés dans le cadre du programme controversé, soulignant que la transparence exige des auditions publiques. Il a demandé que ces commissions siègent en public et soient retransmises par les médias nationaux, afin que les citoyens puissent suivre les débats et comprendre les décisions prises.
Enjeux et implications politiques
Cette initiative s'inscrit dans un contexte de tensions politiques et de demandes croissantes de redevabilité au Sénégal. Le programme « Un Étudiant, un Ordinateur », souvent critiqué pour son manque de transparence et ses résultats mitigés, reste un sujet sensible. En réclamant des enquêtes approfondies, Diouf cherche à se distancier des éventuelles critiques tout en plaidant pour une clarification des responsabilités passées. La demande d'auditions publiques reflète une volonté de légitimer le processus et de rassurer l'opinion publique sur l'intégrité des institutions.
L'appel à l'audition des anciens ministres, dont certains ont occupé des postes clés sous différents gouvernements, souligne l'ampleur des attentes en matière de transparence. Cette démarche pourrait également influencer les dynamiques politiques futures, en mettant en lumière les dysfonctionnements passés et en renforçant les exigences de bonne gouvernance dans le secteur de l'éducation et de la recherche.