Le maire de Tivaouane, Diop Sy, a publié une mise au point pour démentir les rumeurs le présentant comme un transfuge d’Amadou Bâ ou de la Nouvelle Responsabilité. Il affirme avoir toujours œuvré dans le cadre de sa propre formation, la CPJE, et défend son indépendance politique.
Un parcours politique ancré dans la CPJE depuis 2009
Diop Sy rappelle que son engagement politique s’inscrit dans la durée, à travers la Convergence Patriotique pour la Justice et l’Équité (CPJE), fondée en 2009. Contrairement aux allégations, il n’a jamais été membre de la Nouvelle Responsabilité, une structure qu’il juge postérieure à son parcours. Élu député en 2012 puis réélu en 2017 sous les couleurs de son parti, il a rejoint la coalition Benno Bokk Yaakaar à la demande de l’ancien président Macky Sall, sans pour autant adhérer à une quelconque formation rivale.
Un soutien à Amadou Bâ dans une logique de coalition, pas d’adhésion
Le texte insiste sur le fait que son soutien à Amadou Bâ lors des dernières élections s’inscrivait dans une dynamique de coalition électorale, et non dans une affiliation à la Nouvelle Responsabilité. Cette dernière, selon lui, n’existait pas encore à l’époque. Ses proches qualifient ces interprétations de « réductrices » et « politiquement inexactes », soulignant que son parcours relève d’un choix indépendant et autonome.
Une rencontre avec Bassirou Diomaye Faye pour des échanges stratégiques
Diop Sy évoque une récente rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye, présentée comme une opportunité d’échanger sur la situation nationale et d’explorer des convergences d’intérêt. D’autres discussions sont prévues, avant qu’il ne tienne un point de presse avec la CPJE pour préciser sa position. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de clarifier ses alliances et ses orientations politiques face aux spéculations persistantes.
Un rappel des résultats électoraux d’Amadou Bâ pour étayer sa légitimité
La mise au point se conclut par une pique adressée à ses détracteurs : Amadou Bâ a été battu dans sa propre commune et son centre de vote lors du dernier scrutin. Ce rappel est présenté comme une invitation à une analyse plus objective des rapports de force politiques, invitant à ne pas réduire son parcours à des transferts de loyauté imaginaires.