Dans un contexte de tensions politiques et de défiance populaire, l’ancien inspecteur de l’éducation Ibra Ndiaye met en garde Bassirou Diomaye Faye contre les risques d’une défaite électorale aux scrutins locaux et législatifs, tout en exigeant un recentrage sur Ousmane Sonko et des réformes structurelles.
Un appel à la réconciliation avec Sonko pour éviter l’effondrement
Ibra Ndiaye, figure proche du pouvoir, estime que Bassirou Diomaye Faye s’expose à une défaite électorale en raison d’un climat marqué par l’impopularité du gouvernement, la frustration populaire et des résultats économiques décevants. Son remède ? Une réconciliation urgente avec Ousmane Sonko, leader du Pastef, dont l’influence reste déterminante pour mobiliser la base militante. Sans cette alliance, Diomaye Faye risquerait de perdre les élections locales et législatives, voire de voir son mandat affaibli par une Assemblée nationale sans majorité jusqu’en 2029.
Mimi Touré et Macky Sall dans le viseur : corruption et instrumentalisation
L’ancien inspecteur accuse Mimi Touré de chercher à échapper à la justice dans une affaire financière impliquant des milliards, évoquée par un rapport de contrôle. Par ailleurs, il dénonce l’exploitation de Diomaye Faye par Macky Sall, qui utiliserait le chef de l’État pour préparer sa candidature à l’ONU, tout en bénéficiant d’une impunité persistante pour son clan. Ces critiques visent à dénoncer une stratégie politique jugée opportuniste et préjudiciable à la stabilité du pays.
Un plan de relance économique et institutionnelle
Pour éviter le pire, Ibra Ndiaye propose un remaniement gouvernemental ambitieux, incluant la reprise en main du secteur pétrolier, la lutte contre le pillage des ressources halieutiques, et la relance de la campagne agricole. Il exige également des recrutements transparents dans la fonction publique et des mesures contre la hausse des prix. Enfin, il réclame le renvoi de Mimi Touré et Abdorahmane Diouf devant les institutions compétentes, ainsi que le retour de Diomaye Faye au sein du Pastef, tout en critiquant l’influence des « bana-banas politiques » sur le pouvoir.