Le 5 septembre 2026, Diapaga a lancé la deuxième phase des journées nationales de lutte anti‑vectorielle, réunissant associations, forces de défense et volontaires pour assainir la ville et freiner la propagation du paludisme, de la dengue et du chikungunya.
Une mobilisation inter‑acteurs pour cibler les sites de reproduction
Sous l’égide du district sanitaire de Diapaga, les Appelés à l’immersion patriotique obligatoire, les associations locales, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont parcouru les rues afin d’éliminer les eaux stagnantes, de déboucher les caniveaux et de retirer tout objet susceptible de retenir l’eau (fûts, pneus, récipients). Cette action vise à détruire les gîtes larvaires, étape cruciale pour empêcher l’émergence des moustiques porteurs de maladies.
Objectifs sanitaires et prévention des maladies vectorielles
Selon Oumarou Tao, responsable du district sanitaire, la période des pluies crée des conditions idéales pour la multiplication des moustiques. Il estime que 70 % de la lutte contre le paludisme dépend des pratiques domestiques. En ciblant les sites de reproduction, la campagne cherche à réduire significativement le nombre de cas de paludisme, de dengue et de chikungunya, maladies qui connaissent une recrudescence chaque année dans la région.
Sensibilisation et changement de comportements à long terme
Au-delà du nettoyage physique, les équipes ont mené des sessions d’information auprès des ménages. Les Appelés, représentés par le délégué Tamba Tankoano, ont insisté sur l’usage systématique des moustiquaires imprégnées et sur l’importance d’un assainissement permanent autour des habitations. Le porte‑parole des jeunes volontaires a souligné que la mobilisation devait se poursuivre jusqu’à la disparition totale des moustiques, afin d’instaurer de nouvelles habitudes d’hygiène chez les parents avant le départ de leurs enfants à l’université.
Perspectives et suivi de l’opération
Le 1er vice‑président de la délégation spéciale, Soali Ouali, a rappelé que la « croisade contre les moustiques » ne devait pas s’arrêter à ces journées. Il a appelé les autorités locales à maintenir les efforts de surveillance et de nettoyage, notamment en veillant à la bonne gestion des déchets et à la prévention des accumulations d’eau après chaque averse. Le district sanitaire prévoit de suivre l’évolution des indicateurs de santé (nombre de cas de paludisme, taux de couverture des moustiquaires) afin d’ajuster les actions futures.